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Le BAPRA ( Belgian
Abdominal Pelvic Reeducation Association), asbl, organe regroupant 3
associations nationales de kinésithérapeutes spécialisés dans la rééducation
pelvienne et la kinésithérapie périnatale réagit avec vigueur à la
proposition de loi visant à réorganiser l’exercice de la profession des
sages-femmes. Le BAPRA est en désaccord
avec la proposition de loi « santé » du ministre R Demotte ouvrant
la possibilité aux sages-femmes de pratiquer une rééducation pelvienne.
L’association regrette que cette loi ait déjà été approuvée à la chambre des
représentants le 15 juillet 2006 La rééducation des muscles
et articulations appartient au domaine de la kinésithérapie, pratique régie
par l’Arrêté Royal n°78 La formation en
kinésithérapie a été structurée récemment et organisée sur une période de 4
ans menant à la délivrance d’un titre académique. Cette réorganisation des
études met clairement en évidence la nécessité d’une connaissance approfondie
de la biomécanique musculo-squelettique pour l’exercice de la profession. Les sages-femmes ne
reçoivent pas cette connaissance approfondie dans leurs cours de base alors
que cette spécificité constitue une part essentielle de l’enseignement de la
kinésithérapie. L’approfondissement des connaissances en rééducation
pelvienne et kinésithérapie périnatale peut faire l’objet d’une formation
post-académique pour les kinésithérapeutes leur permettant un exercice de
qualité de la profession dans ce domaine. La rééducation du bassin
fait partie d’une thérapie visant à une réharmonisation globale de la
stabilité dans la zone du bassin. Cette rééducation nécessite des techniques
permettant de rétablir une coordination musculaire, vasculaire et
squelettique dans une zone anatomique où la pression intra-abdominale et la coordination
sont essentielles à la prévention
de pathologies urinaires, gynécologiques et abdominales plus graves. Il paraît, dès lors, impossible, pour le BAPRA, de former les
sages-femmes au même niveau que les kinésithérapeutes. En terme de coût pour l’INAMI,
la pratique de cette « rééducation » par les sages-femmes est
beaucoup plus honereuse que celle exercée par les kinésithérapeutes. En effet, elles disposent
de 24 séances pour tous les types de patients avec remboursement à
pratiquement 100% alors que les kinésithérapeutes ne disposent que de 9
séances pour les mêmes pathologies avec 60% de remboursement ! De plus, les sages-femmes
n’ont pas besoin de prescription médicale pour la pratique de ces thérapies
alors que les kinés sont soumis à la nécessité de toute prescription. Les sages-femmes
auraient-elles un ange gardien leur permettant d’exercer une même thérapie
pour des mêmes pathologies sans prescription médicale ? Les compétences des
kinésithérapeutes et des sages-femmes dans le domaine des soins périnataux
sont complémentaires. Dès lors
pourquoi ne pas accorder les mêmes critères d’applications à l’exercice de
ces professions pour une même thérapie dans le respect de la spécificité de chacune des
professions ? Le BAPRA exige que le §4 de
l’article 3, réorganisant la rééducation pelvienne soit éliminé de la
loi »santé » lors du prochain vote au Sénat. |