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THE IMPACT OF
REHABILITATION ON CHRONIC WHIPLASH Julie-Maria Gosnold Clinical Chiropractic (2003) 6, 129-136 Une
des causes les plus importantes des cervicalgies est relative aux accidents d'automobile
appelés whiplash ou encore les accidents d'accélération et de décélération.
Le débat sur les causes provoquant la chronicité des symptômes suivant ce
traumatisme, sur les médiateurs de la douleur, sur la forme de traitement le
plus effectif et sur l’impact socio-économique du problème a amené les
chercheurs à augmenter le nombre d'études depuis quelques années. Alors que
la majorité des chiropracteurs conseillent généralement quelques principes
d’ergonomie dans les traitements de base des dysfonctions cervicales, la
thérapie sous forme de manipulations vertébrale est restée un traitement de
choix, ceci en dépit d'un manque cruel de preuves concluantes. Par contre,
l’intérêt s’est récemment porté sur l'efficience d’une approche combinée
incorporant la revalidation de la colonne cervicale via des techniques de
stabilisation cervicale et sensori-motrices. Le
cas clinique cité dans cet article présente le cas d’une femme de 31 ans qui,
suite à un accident de voiture, souffre depuis 6 mois de cervicalgie
irradiant vers les épaules. Le traitement chiropratique a consisté en des
manipulations cervicales des segments vertébraux hypomobiles. La fréquence
des visites était de deux séances par semaines pendant trois semaines, c’est
à dire de 6 séances consécutives. Après ces séances, l’amélioration ressentie
par la patiente restait assez limitée : pas plus que quelques jours (4
jours). A
partir de là, l’accent a été placé sur la rééducation sensori-motrice et la
stabilisation vertébrale. Les exercices, que la patiente devait réaliser à
domicile, consistaient en quelques contractions isométriques dans toutes les
amplitudes de mouvements cervicaux, des étirements des haubans musculaires
comme les trapèzes, rhomboïdes et les scalènes. Rajouté à ceci, une stimulation
des fléchisseurs profonds de la nuque. Après trois semaines d’exercices, une
nette diminution dans la fréquence et dans l’intensité des symptômes a été
notée. L’intérêt
de cet article réside principalement dans le contenu étoffé des références et
spécialement dans le sentiment que j’ai de voir un certain revirement dans
l’orientation et la forme des traitements chiropractiques.
Traditionnellement, le chiropracteur travaillait surtout en manipulant les
patients. Il est intéressant de s‘apercevoir que même chez ces praticiens de
la thérapie physique un changement de cap est en train de s’effectuer. En
effet, c’est à travers la lecture de ce genre d’articles que nous nous
rendons compte que notre boulot est le
même, à savoir, traiter l’appareil locomoteur. Peu importe de s’appeler
Ostéopathe, Chiropracteur ou Thérapeute Manuel, nous manipulons, nous étirons
les muscles, nous faisons faire des exercices et nous prodiguons des conseils
d’ergonomie. L’approche est sans doute différente selon les concepts mais le
but est toujours le même : traiter des patients. Sans être clairvoyant,
on peut se rendre à l’évidence qu’il existe, sans doute, plus de différence
entre deux ostéopathes ou chiros ou thérapeutes manuels qu’entre deux
praticiens de nom différent : ostéopathes, thérapeute manuels ou
chiropracteur. Renaud HAGE |