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Long-term
effects of specific stabilizing exercices for first-episode low back pain
Hides
JA, Les auteurs ont réalisés une étude randomisée sous
forme de questionnaire téléphonique portant sur un follow-up à 1an et 3 ans. Le
but de cette étude est d’évaluer les effets à long terme d’exercices
spécifiques, c’est-à-dire le taux de récidives, dans le cas de patients
présentant un premier épisode de lombalgie aiguë. La douleur et l’handicap associé à un premier
épisode de lombalgie aiguë sont généralement des symptômes qui se résolvent
spontanément à court terme dans la majorité des cas. Cependant, le taux de
récidives est très élevé et celles-ci demeurent, hélas, très coûteuses pour
la sécurité sociale. Chez les patients présentant une lombalgie aiguë,
un déficit du travail des muscles « multifides » et
« transversus abdominis » a été mis en évidence. Ce déficit ne se
résout pas de manière spontanée une fois les symptômes terminés et l’activité
normale retrouvée. Et à l’heure actuelle, aucune relation entre ce déficit et
le taux de récidive à long terme n’a jamais été mise en évidence. La méthode d’investigation des auteurs fut de
prendre 39 patients lombalgiques et de les placer au hasard, après qu’ils
aient été soumis a un traitement médical constitué de médicaments, soit dans
un groupe « contrôle » soit dans un groupe « exercices
spécifiques ». Le groupe « exercices spécifiques » devait
réaliser des exercices de revalidation spécifiques des muscles
« multifides » en co-contraction avec le muscle « transverse
abdominis ». Un an et trois ans après le traitement, un questionnaire
téléphonique a été réalisé. Les résultats ont montré que les patients
ayant participé au groupe « exercices spécifiques » ont présenté
moins de récidives de lombalgies que le groupe « contrôle ». Un an après, le groupe « exercices »
présentait 30 % de récidives. Quant au groupe « contrôle », les
récidives représentaient 84 %
(P<0,001). Après trois ans, les récidives étaient de 35 % dans le
groupe « exercices » et de 75 % dans le groupe « contrôle »
(P<0,01). La conclusion s’impose d’elle-même. Les résultats
à long terme ont montré que les exercices spécifique en addition avec un
traitement médicamenteux sont meilleurs (de 50 % supérieurs) pour éviter les
récidives que les traitements médicamenteux seuls.
Renaud
HAGE |