EFFECTS
OF DETRAINING SUBSEQUENT TO STRENGTH TRAINING ON NEUROMUSCULAR FUNCTION IN
PATIENTS WITH INFLAMMATORY ARTHRITIS
A.HÄKKINEN
ET AL. (1997), British Journal of Rheumatology, 36 :
1075-1081.
Department
of Physiatry and Medicine, Central Hospital and Department of Health Sciences
ans Biology of Physical Activity, University of Jyväskylä, Finland
Présenté
par ANDRE Jérôme, DEBONGNIE Anne, GEOFFROY Juliette, MEUNIER Karine et RICHARD Roxane
À l’arthrite inflammatoire est associée une diminution de la capacité fonctionnelle. Dans quelle mesure un entraînement en force peut-il contrecarrer ce processus débilitant ?
INTRODUCTION
L’arthrite inflammatoire (AI) est une maladie chronique dégénérative. Les sujets atteints tendent à réduire leurs activités physiques par crainte de douleurs. Cette sédentarisation aboutit à une atrophie musculaire, un déconditionnement physique et une diminution de la capacité fonctionnelle.
Chez les patients atteints de AI, dans quelle mesure l’entraînement physique en force produit-il des effets sur le système neuromusculaire? Limite-t-il l’activité de la maladie ? Enfin, quelles sont les conséquences du désentraînement sur le niveau de force ?
MÉTHODES
Sujets
3 groupes de sujets :
La moyenne d’âge pour l’ensemble des sujets est de 42.9 ans.
Procédure
A chaque groupe est attribué un protocole donné, comprenant un entraînement de la force (ST) de 6 mois, et/ou la participation à des activités physiques régulières (AP), à raison de 3h/semaine.
La période consécutive à ST constitue la phase de désentraînement (DT).

Entraînement
Chaque patient PE avait un programme individualisé d’entraînement en force.
Mesures
Force musculaire.
Paramètres cliniques de la maladie. Index articulaire de Ritchie (RI), vitesse de sédimentation des érythrocytes (ESR) et hémoglobine (Hb) sont utilisés comme indicateurs généraux.
Questionnaire d’activité physique. Les sujets sont questionnés sur le temps consacré à leur AP pendant l’année qui précède l’étude et la dernière année de désentraînement (DT).
Méthode statistique
La comparaison des groupes aux temps T0, T6 et T42 est effectuée par t-test, ANOVA et MANOVA.
p<0,05* ; p<0,01** ; p<0,001***
RÉSULTATS
La force est exprimée en kg, normalisée par kg de poids corporel.
Fisom des extenseurs
du tronc
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PE : - t0 à t6 :
augmentation de 10 ± 3% ** du niveau
de force maximal (RM). - t6 à t42 :
diminution de 15 ± 4%** de RM. PC : t0 à t42 : diminution de 8± 4%* de RM. |
Fisom des fléchisseurs
du tronc
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PE : - t0 à t6 :
augmentation de 14 ± 4%** de RM. - t6 à t42 :
diminution de 10 ± 5%** de RM. PC : t0 à t42 :
diminution de 8± 3%* de RM. |
Fconc des extenseurs
du genou
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PE :
- t0 à t6 :
augmentation de 44 ± 9%*** de RM. - t6 à t42 :
diminution de 9 ± 4%* de RM. PC : t0 à t42 :
peu d’évolution (NS). |
Explosivité des extenseurs du genou (courbe force-temps)
Le temps nécessaire à l’atteinte d’un niveau de force équivalent est supérieur chez les patients (PC et PE) par rapport aux sujets sains (H). Cette explosivité moindre des patients par rapport aux sujets sains est significative à T0, T6 et T42.
Activité de la maladie
ESR diminue significativement au T6 et augmente au T42.
IR augmente tout au long de l’étude pour PE et PC.
DISCUSSION
L’exercice physique permet de gagner un niveau de force se rapprochant de celle du groupe H. Selon des études antérieures, il limite également la perte de capacité fonctionnelle, la douleur et la fatigue.
Le désentraînement provoque la perte progressive de force.
Pour les muscles fléchisseurs et extenseurs du tronc, les bénéfices de l’entraînement ne sont plus observés à la fin de l’étude. La force diminue en dessous de son niveau initial à T42, or une faiblesse des muscles du tronc amène les patients à des lombalgies. Pour prévenir ces risques, des exercices de mise en charge du tronc doivent être mis en place durant la période de désentraînement.
La force concentrique des extenseurs de genoux est améliorée par
l’entraînement.
On observe une moindre explosivité des extenseurs du genou chez les patients atteints de AI à T0, T6 et T42 par rapport au groupe H. Ce résultat s’explique d’une part par le manque d’exercice en puissance lors de ST et d’autre part, par le fait que l’atrophie musculaire touche plus spécifiquement les fibres musculaires rapides chez ce type de patient.
L’activité physique semble salutaire dans l’évolution des paramètres d’activité de la maladie.
Le programme d’entraînement doit suivre les principes fondamentaux de l’entraînement : surcharge, progression, fréquence suffisante, réversibilité, spécificité et individualisation. Le patient devrait apprendre à interpréter les symptômes de sa maladie afin d’adapter son programme à l’activité de celle-ci.
CONCLUSION
Les personnes souffrant d’arthrite inflammatoire chronique ont besoin d’exercices physiques continus, avec une intensité suffisante pour prévenir la perte de force musculaire et la perte de capacité fonctionnelle.