SCIENCES
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INFLUENCE DES TECHNIQUES NEURODYNAMIQUES DANS
LES TRAITEMENTS
POST-MASTECTOMIE ET POST-TUMORECTOMIE AVEC CURAGE
AXILLAIRE |
Nicole CIOLA *, François BIEBUYCK
**
* Lic. en kinésithérapie, Maître assistant
à
** Kinésithérapeute, Master en thérapie
manuelle - D.E.S. en ergonomie. Chargé de cours à l’Université de Lille 2,
Professeur invité à l’Université Ramon Llull, Barcelone – Directeur d’IDETHEMA
(Institut de Développement en Thérapie Manipulative).
Le cancer du sein
est la première cause de décès chez la femme dans les pays industrialisés : une
femme sur douze en est atteinte à un moment quelconque de sa vie.
Cette mortalité est diminuée de façon significative
grâce à un dépistage régulier et une prise en charge efficace et rapide en cas
d'anomalie.
Le dépistage du cancer du sein se fonde
sur les techniques d'imagerie médicale dont la plus performante est la
mammographie. L'efficacité du traitement
ainsi que le type de chirurgie à appliquer dépendront de la précocité du
diagnostic.
À un stade précoce, la tumeur de 4 à
Le traitement consiste en une ablation de
la tumeur sans mutilation ou tumorectomie.
Pendant l'intervention chirurgicale, on pratiquera un examen histologique
extemporané afin de vérifier l'extension de la tumeur.
Une autre
technique est pratiquée actuellement : la technique du ganglion sentinelle qui
permet de repérer le ganglion drainant la tumeur, de l'analyser et de ne
procéder à l'enlèvement des autres ganglions que si celui-ci s'avère positif.
Cette technique est prometteuse et fait encore l'objet d'études cliniques
importantes mais n'est validée que pour les tumeurs de petite taille.
Ce traitement chirurgical est également
suivi par une radiothérapie.
La guérison
complète de ces petits cancers dépasse 90 % à dix ans (Genevois,
Piccart-Gebhart, 2002). La chirurgie laisse une cicatrice peu visible.
Si la tumeur
n'est décelée qu'à la palpation, elle aura atteint un diamètre de 8 à
Le traitement chirurgical (tumorectomie ou mastectomie)
s'accompagnera de radiothérapie, chimiothérapie et hormonothérapie.
Lorsque les ganglions de l'aisselle sont
envahis, la tumorectomie ou mastectomie s'accompagnera d'une exérèse de ces
ganglions ou adénectomie appelée aussi curage
axillaire.
Ce curage est
considéré comme étant la source de complications du membre supérieur : douleurs
dans le bras, dysesthésie dans le
territoire du brachial cutané interne (dermatome T2, T3), raideur voire ankylose de l'épaule,
"gros bras" et même parfois algoneurodystrophie du membre supérieur.
La phase de
diminution des amplitudes de l'articulation gléno-humérale n'apparaît pas
toujours en post-opératoire immédiat mais vers le 15e jour
(Ferrandez, 2000). En effet, le creux axillaire est en cicatrisation et les
processus de restauration tissulaire comblent l'espace de la lame
cellulo-adipeuse excisée. Ses différents plans de clivage se collent. Les
espaces de glissement deviennent plus adhérents.
Les patientes décrivent des douleurs qui
suivent des trajets précis et utilisent les qualificatifs suivants : "Ca tire, ça brûle, j'ai l'impression
que mon bras est trop court…" (Ferrandez,
2000).
Ces qualificatifs ont été décrits par
Butler (1991) comme étant d'origine neurogène. La résection des ganglions
lymphatiques n'entraînerait donc pas seulement des conséquences lymphatiques
(lymphorrhées) mais une compression voire une irritation du plexus brachial.
De plus, la position maintenue en salle
d'opération, lors de l'intervention chirurgicale, (bras en abduction à environ
90°, coude tendu, avant-bras en supination) est une position évocatrice d'une
mise en tension du nerf médian et de restriction de son irrigation sanguine.
Jusqu'à présent, de nombreuses études ont
été réalisées sur l'intérêt du drainage lymphatique. Cependant, lorsque l'œdème
n'est pas encore installé, ne serait-il pas plus intéressant d'éviter cette
compression ou irritation du plexus par des mobilisations du système nerveux? Butler parle en cas d’œdème de pathologie
extraneurale dans un premier temps, qui potentiellement peut s’étendre à une
pathologie intraneurale. Il en décrit la physiopathologie (Butler 1991,
2000).
Quelques études ont examiné l'impact de la
chirurgie du sein sur la mécanosensibilité du tissu neural :
·
Cash (
·
Selon Adcock (
·
Cherny et Portenoy (
·
Elvey (1993) est à l’origine
de la loi de LV (prononcé à l’anglaise « elvi ») qui établit que les muscles protègent les nerfs
(« muscles protects nerves »). Wright et al. (
·
En 1995, Butler et Slater (in Kelley & Jull, 1998) avancent que
l'inflammation des médiateurs peut irriter chimiquement le tissu neural de la
région. Cette irritation entraîne une hyperéaction lors des mouvements de
provocation à l'étirement (tests neurodynamiques). Elle contribue donc à la
douleur du bras et à sa dysfonction.
·
Kelley et Jull. (1998) ont
testé le nerf médian (TNMS2a, fig.1) sur 20 patientes ayant subi un
curage axillaire. Les mesures (amplitude de la gléno-humérale, intensité et
nature des symptômes) ont été enregistrées en préopératoire et six semaines
après l'intervention. Les résultats ont montré qu'il y avait une tendance à une
hyper-mécanosensibilité du tissu neural en post-opératoire. Celle-ci est
justifiée par une diminution significative de l'amplitude d'abduction de la
gléno-humérale et des symptômes variés dans le bras opéré (picotements,
brûlures, étirements, etc.). En outre, une réduction d'amplitude d'abduction
bilatérale suggère que le système nerveux central aussi bien que périphérique
puisse être impliqué dans cette réponse. Ceci valide la thèse de Butler (2001)
qui considère le système nerveux comme un tout continu. Il affirme aussi que la
douleur ne peut provenir que d'une structure innervée ou du nerf lui-même. Le
système nerveux est donc impliqué directement ou indirectement dans tous les
problèmes.
·
Une dernière étude, plus
récente (Sondermann, 1999) nous intéresse particulièrement car elle met en
évidence l'effet du test de mise en tension du nerf médian (TNMS2a)
sur l'amplitude d'abduction de l'épaule. Elle consiste à tester l'amplitude
d'abduction d'épaule après curage axillaire, à pratiquer
Afin de mieux comprendre l'intérêt de
l'utilisation de ces techniques neurodynamiques, il faut s'attarder quelque peu
sur l'anatomie fonctionnelle et la
biomécanique du plexus brachial.
Selon Butler (1991), le système nerveux
(SNC, SNP) doit être considéré comme une entité aussi bien au niveau
anatomique, mécanique, électrique que chimique. En raison de cette continuité,
chaque mouvement des membres doit avoir des conséquences mécaniques sur les
troncs nerveux et l'axe neural.
Les nerfs périphériques doivent s'adapter
aux changements de longueur du "lit" du nerf. Par exemple, Millesi
(Wright,
Un des rôles du
plexus est la sécurité (protection) et la facilité de distribution: les
interconnections du plexus brachial permettent de maintenir les forces
excessives éloignées de la branche principale lors du mouvement. Le plexus
brachial prend ses origines au niveau des racines C4, C5,
C6, C7, C8, T1, et chemine
notamment dans le creux axillaire où il est en contact avec de nombreuses autres structures (la
structure d'interface mécanique est extraneurale et est définie comme un tissu
adjacent au système nerveux qui peut bouger indépendamment du système. Ce tissu
peut donc également être un autre nerf).
Le curage axillaire provoque un épanchement sanguin autour du plexus brachial pouvant entraîner des
adhérences entre l'épineurium et ces structures d'interfaces et entrave donc la
mobilité du nerf. L'hématome et l'œdème
post-chirurgical compriment le nerf et le privent d'oxygène. A la longue la structure
nerveuse se rétracte.
Le système
nerveux ne constitue que 2% du poids du
corps mais consomme cependant 20% de l'oxygène circulant dans le sang. Cette
circulation doit être impérativement ininterrompue et avoir un débit suffisant
afin d'assurer une fonction neurale normale. Dans le cas contraire,
l'altération du flux axoplasmique à long terme a des conséquences sur le
neurone et les tissus tributaires du nerf. Ce flux de substances
intracellulaires constant est influencé par les mouvements du corps humain. La
circulation intrafasciculaire (l'entrée et la sortie de sang dans le nerf)
dépend du maintien de l'équilibre des gradients de pressions des tissus et
fluides entourant le nerf. Si cette pression augmente, il s’en suit un
collapsus de la veinule: il y d’abord une stase veineuse, ensuite une hypoxie
et finalement de l’œdème. La pression intrafasciculaire augmente et une fibrose
s'installe.
Une irritation du
système nerveux sympathique peut également provoquer une vasoconstriction dans
le nerf (algoneurodystrophie). Le nerf devient une corde fibreuse visible, qui
peut être palpée dans le creux axillaire ou parfois dans le pli du coude.
Qu'entend-on par techniques neurodynamiques?
Le concept de
neurodynamique et de pathodynamique des tissus neuraux est relativement nouveau
et n'a commencé à être incorporé à la médecine et dans nos traitements de
kinésithérapie que récemment. Rappelons qu’il s’agit d’un concept créé par des
kinésithérapeutes avec comme figures de proue Robert Elvey et David Butler,
inspirés par les travaux de Maitland. Tous sont thérapeutes manuels I.F.O.M.T.
(International Federation of Orthopaedic Manipulative Therapists,
www.ifomt.org).
Le terme "neurodynamique"
(Shacklock, 1995) englobe non seulement l'étude de la mécanique (capacité du
nerf à bouger, glisser, s'étirer par rapport aux structures d'interface telles
que les vertèbres, disques…) mais aussi de la physiologie (en relation avec le débit sanguin, l'activité des
canaux ioniques, l'inflammation, etc.).
Quels sont les buts recherchés ?
1.
Vasculaire : en
stimulant la circulation, on va disperser l'œdème et l'hématome et normaliser les
gradients de pression autour et dans le système.
2.
Mécanique : en
évitant l'apparition d'adhérences si l'on agit de façon précoce, si pas en
mobilisant les adhérences autour du nerf (de Morree, 2001).
3.
Réflexogène : par la stimulation du système nerveux sympathique.
4.
Neurobiochimique : en stimulant la production de neurotransmetteurs
et en améliorant le flux axoplasmique.
5.
Psychologique : par l'action sur la douleur, le fait d'autoriser la
patiente à bouger et donc diminuer sa peur, par sa participation active au
traitement.
Il s’agit d’une
étude clinique sur un échantillon très restreint et donc non validée.
·
Un groupe témoin : 7 patientes, 3 bilans effectués comme
suit: préop., J+2, J+30.
·
Un groupe expérimental : 4 patientes; une algoneurodystrophie, une capsulite rétractile et
3 œdèmes axillaires.
Le bilan comprend :
i mobilité
active de l'articulation scapulo-humérale.
ii mobilité
passive de l'articulation scapulo-humérale.
iii mobilité
active du rachis cervical.
iv mobilité
passive du rachis cervical
i l’examen
de la mobilité nerveuse
ii l’examen
physique (= l'examen de la conduction nerveuse)
Nous avons
utilisé les techniques neuroméningées suivantes :
1.
Des techniques de mobilisation directe du S.N. appelées ULNT (Upper Limb Neurdodynamic
Technic ou Technique Neurodynamique du Membre Supérieur : TNMS) décrit
pour la première fois en 1979 par Elvey (Butler, 1991). En 1991 Butler
subdivise ce test en 4 tests différents :
a. ULNT1 ou TNMS1: mise
en tension du nerf médian sans dépression d'épaule.
b. ULNT2a ou TNMS2a (fig. 1):
mise en tension du nerf médian avec dépression d'épaule.
c. ULNT2b ou TNMS2b (fig.
2): mise en tension du nerf radial avec dépression d'épaule.
d. ULNT3 ou TNMS3 (fig. 3):
mise en tension du nerf cubital avec dépression d'épaule.
Dans
un test de tension, la séquence de mise en place des différentes composantes
ainsi que la position de départ ont une grande influence sur la biomécanique du
système nerveux ainsi que sur les réponses cliniques (les symptômes et la
mobilité).
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Fig. 1 :TNMS2a : dépression,
ABD, ROT EXT d'épaule, EXT du coude et SUP., EXT du poignet, des doigts et
ABD du pouce, |
Fig. 2 : TNMS2b : dépression,
ABD, ROT INT d'épaule, EXT du coude et PRON, FLEX du poignet et des doigts,
ADD du pouce |
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N.B. : sur les photos ci-contre la patiente
est placée plus vers le centre de la table qu’il n’est d’usage pour les TNMS.
Cette position permettait à ce moment de mieux protéger l’épaule fort algique
contre l’extension douloureuse. Par la suite l’extension faisait
progressivement partie des composantes du traitement. |
||||||
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Fig. 3 : TNMS3: dépression, ABD,
ROT EXT d'épaule, EXT du poignet, des doigts et ABD du pouce, FLEX du coude
et PRON. |
|
En
effet, c'est le premier mouvement de cette séquence qui prendra le plus
d'amplitude de mouvement. L'intérêt de ces techniques est la possibilité
d'avoir une action sur la lésion tout en mobilisant à distance de cette lésion.
L’épaule peut donc rester immobile pendant la séance tout en ayant un impact
sur sa mobilité, dans la mesure où le nerf était le facteur ou un des facteurs
limitant sa mobilité !
2.
Des techniques de détente ou anti-douleur, ballottements ou mouvements rythmiques de
faible amplitude permettant d'améliorer la vascularisation et donc de diminuer
la douleur.
3.
Des techniques agissant sur les structures
d'interfaces mécaniques locales, à savoir les muscles trapèzes, angulaires et rhomboïdes. On utilise la
compression ischémique sur les trigger points. Selon Butler (2000), un trigger
point n'est qu'un AIGS (Abnormal Impuls
Generating Site : site générateur d'impulsions anormales), c'est-à-dire
l'endroit où passe un nerf. On utilise l'étirement longitudinal (Rolfing) et
transversal du muscle.
4.
Des techniques agissant sur les structures
d'interface à distance (Maitland, 1986 ; Kaltenborn & Evjenth, 1993)
a.
des poussées
postéro-antérieures sur les transverses de D10 à C2, par exemple par l’index et le majeur assistés
de l’appui de l’autre main ou à l’aide du coin de Kaltenborn.
b. des poussées antéro-postérieures
appliquées avec les pouces sur les apophyses transverses cervicales.
c.
des translations latérales de
la colonne cervicale basse (shift) qui mobilisent principalement les racines
nerveuses.
5.
Des techniques neurovégétatives : qui agissent sur le système nerveux
sympathique : des poussées indirectes sur les ganglions sympathiques, la
mobilisation de la chaîne sympathique (SLUMP sympathique).
6.
Des techniques d'aspiration sur cicatrice : en respectant les phases de cicatrisation
fibroblaste (de Morree, 2001).
7.
Des techniques d'auto-mobilisation du système
nerveux : proposées comme
exercices à domicile.
Au terme de ce
travail, malgré le nombre peu élevé de patientes traitées par des techniques neurodynamiques,
leur influence positive, évidente et cohérente s'impose. Ceci se confirme par
le fait que les patientes présentant un bilan de départ très négatif
(complications post-opératoires telles que la capsulite rétractile d'épaule,
l'algoneurodystrophie du membre supérieur et l'œdème axillaire) et bénéficiant
d'un traitement neuroméningé, ont connu une évolution nettement meilleure que
celles du groupe témoin. Les traitements n'ont pas toujours pu être réguliers
chez les patientes suivant une chimiothérapie. Vu les nausées et la fatigue,
une interruption d'une semaine de traitement était parfois nécessaire.
1.
L'utilisation de
techniques neurodynamiques permet de récupérer simultanément les amplitudes
articulaires de flexion-abduction d'épaule et celles d'inflexion cervicale
homo- et hétérolatérale. Par contre dans le groupe témoin, on observe une
régression des inflexions cervicales homo- et hétérolatérale.
2.
Si on considère le
phénomène "douleur" avec tout ce qu'il implique, les quatre patientes
traitées ont exprimé une régression très
importante et même une disparition totale de la douleur (chez la patiente
présentant une algoneurodystrophie) qui s'est confirmée à la palpation. Par
contre, dans le groupe témoin les douleurs sont toujours présentes et ont même
augmentées: 3 patientes sur 7 estiment que leur douleur évolue au lieu de
régresser. Par son action sur le système nerveux sympathique, le traitement (au
bout de 10 séances) a permis la disparition des symptômes neurovégétatifs
(sueur, mains moites, sensation de froideur glaciale, de chaleur brûlante).
3.
On constate grâce à la
mobilisation du système nerveux, une récupération
surprenante de sensibilité chez toutes les patientes, une récupération totale
de la sensibilité profonde et une récupération totale ou partielle de
sensibilité superficielle correspondants aux zones des dermatomes T2 et
T3. Cependant, dans le groupe témoin, un mois après l'intervention,
l'étendue et la gravité de la perte de sensibilité superficielle sont plus
importantes. Ceci plaide en faveur que la perte de sensibilité ne provient pas
toujours de la section chirurgicale des petits nerfs cutanés mais bien d’une
compression nerveuse (radiculaire-et/ou périphérique) due à l'œdème et des
conséquences parfois dramatiques sur le bon fonctionnement du flux
axoplasmique. Ce dernier élément doit automatiquement nous amener à poser la
question quant à l’implication pathologique des racines nerveuses (double
lésion neuroméningée, voire lésion neuroméningée multiple (Upton, McComas,
1973 ; Wicki, 2001).
4.
Les techniques
neurodynamiques ont une action non négligeable sur l'œdème neurogène. On a pu
observer une résorption totale des oedèmes localisés au niveau axillaire
(autour du plexus brachial) et au niveau du poignet (autour du nerf médian dans
le canal carpien). Nous ne pouvons donc que confirmer ce que Butler exprima en
1991 en disant que la mobilisation du
système nerveux a une action sur le système vasculaire intrinsèque du nerf et
permet de disperser l'œdème en normalisant les gradients de pression autour et
dans le système.
5.
Lors du traitement, il
faut tenir compte des antécédents
neuroméningés de la patiente. Les lésions neuroméningées déjà présentes
dans la région opérée (suite à une périarthrite scapulo-humérale,
épicondylalgie, canal carpien) ou à distance ont une influence négative sur la
neurobiomécanique et l'évolution de la douleur. Il faudra donc être plus
vigilant face à ces patientes.
Cette étude
confirme et complète celle de Sondermann (1999) qui préconisait l'utilisation
de
Outre les tests
neurodynamiques décrits ici, notre expérience démontre que les autres
techniques neurodynamiques telles que les neuro-aspirations (aspirations très
locales, de faible intensité, visant à libérer les adhérences des structures
nerveuses superficielles), les techniques de détente, les techniques
neurovégétatives et celles appliquées sur les trigger points ont une influence
positive et non négligeable sur l'évolution du traitement.
Les résultats
positifs de notre étude nous encouragent à étendre celle-ci sur un échantillon
plus large et devrait faire l’objet d’un suivi sur une plus longue période.
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