XXIVe Journée scientifique
de l’AMISEK du samedi 10 décembre 2005
Chairmans : Dr M. Jeanjot et M. Y. Xhardez - Président
d’honneur : Dr M. Clemens
Auditoire de l’Institut Supérieur d’Ergothérapie et de Kinésithérapie
(Haute Ecole P.-H. Spaak)
ABSTRACT :
Approche
podologique des tendinopathies chroniques :
outils
d’analyse et moyens de corrections
Thierry VAN MEERHAEGHE
Kinésithérapeute
Podologue gradué
L’homme marche. Il s’agit d’une telle évidence que nous aurions presque
tendance à l’oublier, sauf si cette mécanique s’accompagne de plaintes du fait
d’un dysfonctionnement de l’appareil locomoteur.
Notre
rôle, en tant que podologue, est d’arriver à décoder au mieux cette locomotion
douloureuse. En effet, sans ‘’diagnostic’’ précis, aucune thérapeutique
appropriée n’est possible.
Pour
ce faire, nous avons toute une batterie d’outils à notre disposition : les
mesures biométriques, l’analyse de la locomotion via la vidéo-goniométrie, la
plate-forme de force,… Ces outils sont -et seront toujours- à utiliser en
connaissance de cause. Ils servent, in fine, à établir un lien patho-mécanique
entre la locomotion du patient et sa pathologie, à savoir ici la tendinopathie
Achilléenne chronique.
Après
avoir établi ce cahier des charges, étape préliminaire et indispensable, il
reste au podologue à fabriquer les semelles fonctionnelles. Pour ce faire, il
faut encore passer par de multiples étapes, à savoir la prise d’empreinte, les
corrections intrinsèques, le choix des matériaux, l’encollage, le pressage et
enfin le ponçage et les éventuelles corrections extrinsèques.
Chacune de ces étapes ci-dessus doit répondre au cahier des charges
établi par le podologue, ceci afin de préserver le fil conducteur, depuis
l’analyse jusqu'au contrôle effectif des semelles, seul garant des résultats du
rééquilibrage dynamique de l’appareil locomoteur, autrement dit la disparition
des douleurs et la reprise totales des activités du patient.