En vasculaire,
l’adage précise qu’un bon bandage ou un bon bas est aussi important que des
lunettes chez un myope. En fait, depuis la plus haute antiquité, l’indication
d’un support n’a jamais perdu de son actualité. Aujourd’hui encore, leur usage
représente la pierre angulaire du traitement de l’insuffisance veineuse
chronique, des œdèmes et des soins d’ulcères. Les règles conditionnant leur
efficacité sont au nombre de cinq : le savoir, le savoir choisir, le
savoir-faire, le faire savoir et le savoir s’abstenir.
Les
objectifs d’un bandage ou d’un bas sont multiples :
-
restituer une certaine continence valvulaire
(limiter le reflux sanguin)
-
réduire le calibre des varices (diminuer le
volume de stase et accélérer le flux veineux),
-
augmenter le flux lymphatique et
-
élever la pression interstitielle
(réduction de l’œdème, préservation de la décongestion)
Pour y répondre, il faut savoir répondre à deux problèmes :
Quelle est la pression à exercer et quel est le coefficient d’allongement que
doit avoir le matériel ?
Le dosage de la pression (P) résulte du
rapport entre la tension (T) exercée sur le tissu et le rayon de courbure du
membre (r)(loi de Laplace)(form.1). Un exemple :
avec une tension uniforme sur le pourtour du mollet, la pression peut avoisiner

Dans les
insuffisances veineuses, le choix de la pression distingue les syndromes
ectasiants (où le dysfonctionnement valvulaire et les varices ne produisent
aucun frein circulatoire) des syndromes occlusifs (où le flux veineux est
entravé par un obstacle). Dans les cas débutants, les jambes lourdes, les
varicosités, une pression légère (<
En
présence d’œdème, la valeur de la pression
peut être plus importante. Mais quelle que soit la pression à exercer,
il faut d’abord être rassurant et éteindre certaines appréhensions. L’emploi de pressions appuyées ne
pénalise pas un résultat immédiat ou à terme ni un retour à l’emploi ultérieur
de pressions douces. Cela peut, par contre, améliorer un résultat non
satisfaisant suite à l’application d’une pression douce d’emblée. Une pression
importante (par opposition aux manœuvres de tapotements, de palper-rouler ou
vibratoires) ne favorise en aucun cas une dégradation. De là, à utiliser des
pressions fortes dans tous les lymphœdèmes, il y a de la marge et c’est le
dilemme auquel est confronté le kinésithérapeute : comment ne pas priver
d’une décongestion efficace les œdèmes qui en ont besoin tout en ne l’imposant
pas aux œdèmes pour lesquels elle n’apporte aucun bénéfice
supplémentaire ? En d’autres mots, quel critère distinctif utiliser ?
Le choix peut se faire sur base de la réversibilité de l’œdème. La
pression ne dépassera jamais 20-
Les
bandages et les bas sont confectionnés dans des tissus très variés et avec des
coefficients d’élasticité variables. Soit, ils sont inextensibles soit, ils
permettent une certaine extensibilité. Lorsque l’allongement est limité
(<70%), on parle d’une contention alors que lorsque
l’étiration est plus lâche, le mot de compression est utilisé. L’allongement
est alors qualifié de court s’il est inférieur à 70%, de moyen
pour des valeurs comprises entre 70 et 140% et de long si l’allongement est
supérieur à 140% (Gregory, 1982). Alors qu’au repos, une contention exerce sur
le membre une très faible pression, elle assure une très nette élévation de la
pression à chaque contraction musculaire. Par contre, une compression restitue
une pression plus légère et non sujette à d’importantes variations. Notons que
la superposition de plusieurs tours de telles bandes élastiques, même peu
étirées, réduit l’extensibilité du matériel en renforçant la pression de
travail et produit un effet analogue à un bandage inélastique.
En
présence de varices, la compression permet
de corriger la défaillance de la pompe musculaire (tabl.2). Par contre, elle
risque de réaliser un garrot durant le décubitus nocturne. Elle sera donc
souvent à enlever au coucher. A l’opposé, ne réalisant aucune pression au
repos, la contention est très bien
tolérée durant la nuit. Son action est essentiellement liée à la mobilisation
du membre : l’association
de la contrainte inextensible de la contention avec le gonflement musculaire
assure une élévation de la pression (80-
|
Bandage |
Allongement |
Pression |
Indication |
|
Contention |
court |
de travail |
œdème (fonte et maintien) troubles
trophiques |
|
Compression |
moyen |
de repos |
insuffisance tronculaire |
|
Cohésif |
court |
de repos et de travail |
œdème, varices, troubles
trophiques |
|
Inamovible |
court |
de travail |
œdème ; troubles trophiques
|
|
Ouate |
court |
aucune |
comblement, correction géométrie, amortissement de |
Le plus
souvent, le matériel utilisé est de type amovible. Rarement, le matériel est
inamovible (bottes d’Unna). Le problème soulevé par le type du support se pose
donc par une simple question de choix : bandages ou bas ? La réponse peut
être différentiée selon l’absence ou la présence d’un œdème.
Lorsqu’une
varice ne peut pas être éliminée, un bas peut être prescrit d’emblée. L’importance
de sa compression est appréciée par le médecin. Lorsque la varice a été
éliminée, un support par bandes représente parfois le seul adjuvant. Dans la
suite, un bas médical est indiqué lors d’une évolution probable du déficit
initial, d’un éveinage incomplet ou lors de complications (syndrome post
thrombotique, ulcères).
Dans la plupart des cas de phlébopathie
chronique, le galbe du membre est relativement conservé. Cela permet la
prescription immédiate d’un bas médical semi-standard à enfiler dès le réveil.
Néanmoins, pour des raisons pratiques (sudation durant les exercices ou dans
les bottes de pressothérapie, emploi de média graisseux lors des massages, …),
ces bas sont à remplacer par des bandages élasto-compressifs durant les séances
de kinésithérapie.
En ce
qui concerne les troubles trophiques et ulcères variqueux, les bandes à
allongement court sont utilisées durant la phase de cicatrisation alors que les
bandes plus extensibles sont réservées à la phase de consolidation du résultat.
Ces dernières sont ensuite remplacées par des bas thérapeutiques durant la
phase de maintien.
Face à
un œdème encore réversible, il est essentiel de poser le matériel avant le
lever matinal. Dans un souci budgétaire, des bandages sont utilisés si le
phénomène n’est que temporaire (thrombose veineuse profonde surale, œdème
aigu, …); des bas sont mieux appropriés si le problème est chronique. Cette
dernière option est souvent choisie dans les phléboedèmes sous-aponévrotiques
qui respectent le galbe du membre.
Face à un œdème peu ou pas réversible spontanément (par drainage de
décubitus), l’usage de bandages précède toujours l’indication de bas.
Schématiquement, le choix de la technique oppose le bandage
réducteur et le bandage de maintien.
·
Bandage réducteur : Afin de réduire
l’œdème, le montage fait appel à la superposition de divers textiles. D’abord
les zones fragiles (sillons, reliefs osseux ou tendineux, mycoses, etc.) ou
déformées sont protégées par un capitonnage de mousse, de polyuréthanes ou
d’ouate. Ce matériel est souvent positionné au-dessus d’un bandage tubulaire en
coton aéré. Une contention est alors enroulée chez les sujets mobilisant
régulièrement le membre oedématié. Une compression est préférée à la contention lorsque l’activité
du membre est réduite. Au-dessus de ce montage, une bande cohésive peut
renforcer le travail. Cette couche est réservée aux cas chez qui le matériel
peut être laissé en place pour plusieurs jours. Lors d’un isolement
thérapeutique (éloignement géographique), de bons résultats sont obtenus par le
placement prudent de bandes inamovibles (bottes d’Unna).
·
Bandage de maintien: il succède une séance où la décongestion est
recherchée par les autres techniques à disposition. A la fin de la séance, une
contention est enroulée à même la peau sans autres couches intermédiaires si le
membre est régulièrement mobilisé durant les activités quotidiennes. A défaut
(le plus fréquemment), une simple bande élasto-compressible est utilisée.
Soulignons qu’une contention peut être maintenue jusqu’à la séance suivante
alors que toute compression est à enlever le soir et à replacer dès le lever.
Dans les cas d’œdème sus-aponévrotique (lymphœdème), un bas
n’est jamais à mesurer ou à placer sur un membre qui n’a pas été décongestionné
au préalable. Son emploi est réservé à la seule stabilisation de l’acquis. La
nécessité de cette «nouvelle» peau élasto-compressive, est soulignée par
l’inspection : la décongestion laisse la peau hyperlaxe et fripée. Ils doivent
être confectionnés sur mesure et être munis d’un système de maintien non
compressif. Suite à une 2de cure, à courte distance de la 1ère (3-4
mois), le membre peut avoir encore gagné du terrain. La couture longitudinale
du bas permet une retouche correctrice si le caractère élasto-compressif des
fibres est encore correct. Après un délai de 12 mois, les modifications
de la morphologie et l’usure du bas nécessitent un renouvellement sur
mesure.
|
Matériel : -
mal ou inutilisé -
usé -
inadéquat -
allergène |
Tableau
3 : Causes d’échecs des bandes et des bas
Au
quotidien, les modalités techniques des seules bandes (cf. séance pratique
animée par D Zellner), intéressent la pratique du kinési-thérapeute.
Elles sont nombreuses mais, seule l’expérience permettra d’en tirer le meilleur
profit. La connaissance des causes d’échec est également fort utile (tabl.3). L’échec est le plus souvent
attribuable à quatre causes ! Le matériel est généralement bon mais utilisé à mauvais
escient (port nocturne au lieu de diurne) ou non utilisé. Fréquemment, le
matériel utilisé est usé ou l’élément élasto-compressif «brûlé». Dans certains
cas, le matériel est inadéquat. Enfin, le matériel est parfois allergène.
·
L’enroulement commencera depuis la racine
des orteils par spirales semi-superposées et en faisant des huit autour des articulations. Afin de
lutter au mieux contre l’hyperpression et la stase veino-lymphatique, le
bandage a avantage à être réalisé sur une jambe - si pas en déclive - au moins
dans le plan phlébostatique passant
par l’oreillette droite. Dans cette position, le pied a naturellement tendance
à partir en équinisme, les proéminences tendineuses s’effacent. La pose doit
donc être réalisée avec le pied à angle droit sur la jambe (fig.1). A défaut,
lorsque le pied va reposer par terre, des bourrelets vont se former au coup de
pied. De plus, la saillie des tendons va augmenter le diamètre
antéro-postérieure de la cheville tout en y réduisant le rayon de courbure (cf.
Loi de Laplace – Form.1) ce qui va, également, accentuer dangereusement la
pression dans ces zones de contact.
|
|
|
Figure 1 : Au niveau du cou de pied, la pose d’un bandage de compression ou de contention est réalisée en
maintenant la cheville à angle droit. |
·
La cheville passée, la pose d’une
contention se fera avec une flexion plantaire (fig.2). Ainsi, la
dorsi-flexion gardera un potentiel maximum de gonflement du triceps sural afin d’activer
la pompe veino-lymphatique. Sur le segment jambier, le recouvrement de chaque
spirale doit être constant ou régulièrement élargi (ce qui accentue le gradient
dégressif de pression). Tout pli de friction est à éviter : chaque pli
triple la pression et augmente le risque de garrot ou de blessures. En fonction
de chaque cas, différentes techniques de pose peuvent être utilisées (fig.3).
Le bandage circulaire est le plus simple et réalise une montée en «pas de
vis ».
|
|
|
Figure 2 : Sur le segment
jambier, une contention est enroulée avec la cheville en tension |
·
Néanmoins, un meilleur maintien du matériel
est obtenu en faisant se succéder une spirale horizontale à une spirale oblique.
Le déroulement de la bande peut encore se faire selon une oblique montante
suivie d’une oblique descendante. C’est la classique
méthode en spica. Enfin, un montage panaché peut réaliser un mélange des
différentes techniques.
|
A |
B |
C |
|
|
||
|
Figure
3 : les spirales peuvent être obliques (A), horizontales et obliques (B)
ou croisées en spica (C). |
||
·
Au niveau du genou, le recouvrement se fait
en spica. Sans quoi, du fait de l’inélasticité en largeur de la plupart des bandes,
chaque flexion du genou fait glisser le matériel qui ne recouvrerait pas cette
articulation en diagonale. Cela peut être une source de garrots et de lésions.
Ces problèmes ne sont qu’imparfaitement résolus par les bandes à deux axes
d’allongement (largeur et longueur).
·
La hauteur de recouvrement est déterminée
par l’étendue de l’affection ou réduite par la morphologie du membre. Dans
certains cas («cellulite», lipohypertrophie secondaire du lymphœdème), afin
d’éviter tout glissement des bandes au niveau d’une cuisse en cône tronqué
prononcé, l’application est stoppée au-dessous du genou.
·
Quelques artifices additionnels permettent
de redistribuer les pressions et de réduire le rayon de courbure dans les zones
où il est souhaitable d’obtenir une pression plus élevée et de l’augmenter à
l’inverse dans les zones où il est souhaitable d’obtenir une diminution de
pression. Une correction sera à réaliser en présence de toute anomalie
géométrique :
-
Irrégularité de la pression suite à la déformation
du membre (jambe en bouteille de champagne renversée ou guêtre veineuse, jambe
en crosse de hockey ou en poteau, pied volumineux et cheville fine) : La
géométrie du membre est à rectifier au préalable par des bandes de mousse ou la
simple pose d’ouate. Ce dernier matériel présente plusieurs avantages :
absorption de l’exsudat, maintien d’une température confortable (chez
l’artériopathe) et protection de la peau (contre les grattages pour prurit) ou
les saillies osseuses. Les proéminences osseuses (malléoles, tibia) ou
tendineuses sont essentiellement protégées par des renforts latéraux qui
élargiront le rayon de courbure.
-
Absence de pression dans le sillon rétro
malléolaire, là où se développent nombre d’œdèmes et d’ulcères. La correction
est simple et consiste à placer un coussinet de silicone, de mousse, d’ouate,
des compresses de gaze, … Ce capitonnage doit être proéminent et présenter une
surface légèrement convexe afin de transmettre la pression sur la zone
œdémateuse ou ulcérée (cette dernière étant recouverte par une compresse de
gaze hydrophile).
·
Aucun montage ne peut occasionner de
douleurs : toute douleur doit impérativement entraîner le changement de la
procédure et la révision des contre-indications.
Moyennant
une implication bilatérale et malgré les difficultés et le temps à consacrer,
il n’est jamais inutile d’instruire le patient ou une personne de son entourage
de la façon dont un bandage ou un bas peut être appliqué correctement ou
corrigé. Afin d’éviter tout découragement et abandon, la technique doit être
simple, facile et rapide.
Concernant
les bandages, la technique circulaire
par semi-superposition des spirales est une méthode de choix. Mais, à cet
enseignement, il y a lieu de faire quelques réserves. Dans certains cas, il ne
sera pas possible de faire réaliser le bandage par le patient :
-
les personnes ne sachant pas (grabataire,
coxarthrose, gonarthrose, obésité, etc.) ou mettant très mal (pose incorrecte, pression insuffisante, non
uniforme ni correctement graduée) le matériel
-
les «paresseux»
-
les «bidouilleurs» qui «bricolent» leurs
bandages
-
les personnes qui s’empressent d’enlever le
matériel sitôt le départ du thérapeute («coquettes», patho-mimies…)
Dans ces
cas, les matériaux adhésifs ou inamovibles (botte de Unna, bandes cohésives)
peuvent rendre d’importants services. Leur pose est réservée exclusivement à un
personnel formé et expérimenté.
Une fois
la décongestion maximale obtenue, les bandes sont remplacées par un bas
thérapeutique. Les difficultés d’enfilage peuvent trouver trois solutions. La
première consiste à utiliser un enfile-bas en tissu doublé se présentant sous
forme de cône vide ou de mitre. L’emploi de ce système «D» est limité aux seuls
bas sans pointe de pied. La seconde solution consiste à enfiler le bas à
l’envers sur une armature métallique et ensuite, d’introduire le membre comme
dans une botte. La troisième est une solution de dernier recours :
remplacer le bas à compression élevée par deux de compression inférieure mais dont
le cumul permet d’obtenir une pression analogue à celle prescrite.
Les
bandes ou les bas peuvent parfois glisser et réaliser de très désagréables
sillons de striction. Ceux-ci résultent, le plus souvent, d’une pose
incorrecte : bandage placé sans réaliser de larges diagonales ou spica au
niveau des articulations, bas enfilé avec une traction exagérée. Afin
d’éliminer ce désagrément, le bandage est à refaire et le bas à faire glisser
vers le bas. Cette dernière correction est facilitée à l’aide de gants en caoutchouc.
La
contre-indication majeure est représentée
par la présence d’une artériopathie sévère.
Outre le danger de lésions (par plis, par allergie au caoutchouc, par garrot,
…), la crainte est de compromettre la nutrition tissulaire déjà précaire. Avant toute prescription de bandage, il est
donc recommandé de s’assurer que le rapport (IP) entre la pression systolique
tibiale (Ptib) et humérale (Phum) est supérieur à 0,55 (tabl. 4). Un autre
test, plus à la portée du
kinésithérapeute de terrain, consiste à s’assurer que la pression systolique à
la cheville reste supérieure à
|
IP= Ptib/Phum |
Audition Döppler |
Bilan |
Bandages |
|
> 1.00 |
Triphasique |
normal |
Sans danger |
|
Monophasique |
«tuyau de pipe» |
Peu de danger |
|
|
> 0.50 |
Amplitude
systolique peu diminuée |
Lésions
significatives |
Danger modéré |
|
Amplitude
systolique réduite |
Lésions sévères |
Prudence |
|
|
< 0.50 |
Amplitude
systolique faible |
Lésions critiques |
Contrôle du flux
sous le bandage |
|
Tableau 4 : Bilan Döppler de base avant de placer un
bandage |
En
dehors de ces précautions d’emploi, cette contre-indication peut être relativisée.
Ainsi, un bandage peut être posé dans certains cas. Le bandage doit alors faire
l’objet d’une pose irréprochable et d’une stricte surveillance dans la mesure
où il risque non pas tant d’entraver l’apport sanguin (au contraire, il peut l’augmenter) mais de réaliser des zones de compression et des
sillons de strictions, sources de troubles trophiques voire de nécroses par écrasement. La technique multicouche et
certaines précautions s’imposent :
·
Enveloppement ouaté primaire de la
base des orteils à la tête du péroné: Cette couche amortit la pression du
bandage, procure une température confortable et est sans danger au niveau de
l’extrémité
·
Protection ouatée supplémentaire des
saillies tendineuses et osseuses : saillie tendineuse antérieure et postérieure
de la cheville, pointes malléolaires, faces latérales du pied.
·
Bande de coton inextensible posée sur la
ouate pour contenir la récidive de l’œdème après décongestion obtenue par
d’autres techniques
·
Elasto-compression légère : Cette
couche réduit le volume de stase lors des longues heures passées jambes
pendantes
Les autres contre-indications principales se résument par la présence d’une
infection cutanée microbienne (érésipèle) ou d’une affection bulleuse (brûlure,
variole, …). Le bandage risque alors d’exacerber le caractère douloureux.
Quelques objections supplémentaires peuvent être formulées à l’encontre du
choix d’un matériel inamovible :
eczéma, épidermite suintante et surinfectée, troubles trophiques nécessitant
des soins quotidiens. Enfin, l’eczéma de contact au caoutchouc peut être éviter
en remplaçant les fibres élastiques par du coton ou en interposant du matériel
neutre.
1. Ferrandez JC, Theys S, Bouchet JY.
Rééducation des oedèmes des membres inférieurs. Masson, Paris, 1999.
2.
Mollard JM, Lance G, Chantereau JP,
Davinroy Y : Manuel pratique de contention-compression à l’usage des
médecins et des auxiliaires soignants. Rhône-Poulenc Rorer, Oedema éd,
Beaufour, 1996.
3. Theys S :
Compression-contention : une question de savoir(s). In : Rééducation
en pathologie vasculaire. Ed Seyres, Bordeaux, 2002, suppl. : 1-8.
4.
Theys S, Schoevaerdts JC, Eucher Ph, Buche
M, Louagie Y : Les bas élasto-compressifs : pour plus d’efficacité.
Ann Kinésithér, 1998, 25, 2 : 55-61.
(www.eurokine.be, KINE 2000, 2004, 15, 04/3 : 9p).