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GROUPEMENT D’ISOCINETISME BELGE ET LUXEMBOURGEOIS. 5e Journée Belge
d’Isocinétisme Campus ERASME - Bruxelles
Isocinétisme et techniques d’évaluation de la fonction musculaire
Abstract
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CONSEQUENCES DE LA CHIRURGIE
DE TRANSPOSITION DU MUSCLE GRAND DORSAL B. Forthomme1, O. Heymans2, F.X. Grandjean, J.M. Crielaard1, J.L.
Croisier1 1 Service de Médecine Physique et
Kinésithérapie-Réadaptation 2 Service de Chirurgie Plastique
CHU Sart Tilman, Université de Liège, Belgique La chirurgie plastique de
reconstruction développe de nouvelles techniques, à l’image du transfert du
muscle grand dorsal lors des reconstructions mammaires [1]. Il apparaît
légitime de s’interroger sur les conséquences fonctionnelles, pour le
complexe articulaire de l’épaule, d’une telle
chirurgie. L’objectif de ce travail consiste donc à explorer les
répercussions du prélèvement du muscle grand dorsal sur les performances
musculaires maximales lors de mouvements variés de l’épaule. 13 patientes, opérées d’un
transfert du grand dorsal après mastectomie, subissent une évaluation
isocinétique des deux épaules avant, 3 et 6 mois après la chirurgie.
L’évaluation isocinétique concerne les muscles rotateurs externes (RE) et
internes (RI) ainsi que les abducteurs (ABD) et adducteurs (ADD). Les
rotateurs sont évalués en décubitus dorsal, bras à 45° d’abduction frontale
et les abducteurs – adducteurs dans une position modifiée en décubitus
latéral [2]. Le protocole comporte des vitesses
concentriques lente (60°/s) et rapides (respectivement 180°/s et 240°/s pour
les adducteurs - abducteurs et rotateurs) [3]. Trois mois après l’intervention,
et en référence au statut préchirurgical, une diminution de force intervient
(p < 0.01) du côté opéré sur les ADD (38.6 ± 12.5 %), RI (16.8 ± 10.6 %)
et ABD (9.3 ± 12.4 %) à 60°/s. Cette faiblesse musculaire persiste au sixième
mois, la différence avec le profil préopératoire demeurant très significative
(p < 0.01) pour les trois groupes musculaires. En comparaison bilatérale,
l’asymétrie de force atteint, au 6ème mois postopératoire, 37.1 ± 7.9 % pour
les ADD, 29.9 ± 12.9 % pour les RI et 17.9 ± 10.9 % pour les ABD à vitesse
lente (les performances demeuraient identiques aux deux épaules avant la
chirurgie). Au sein de notre échantillon, ces
déficits musculaires n’apparaissent jamais liés à la réduction de mobilité de
l’épaule. Le moment de la reconstruction mammaire (simultanée ou postérieure
à la mastectomie) et le suivi ou non d’une rééducation classique n’influence
pas la récupération musculaire. Les ratios RE/RI demeurent
significativement augmentés au sixième mois postopératoire par rapport au
stade pré-chirurgical. Ainsi, le ratio RE/RI passe de 0.80 ± 0.15
(préopératoire) à 0.96 ± 0.12 à vitesse lente. Le ratio ABD/ADD évolue de
0.64 ± 0.15 à 0.83 ± 0.18 entre le stade préchirurgical et 6 mois après le
transfert musculaire. Il paraît judicieux de s’interroger sur les
conséquences à plus long terme, pour le complexe articulaire de l’épaule, de
telles modifications du profil musculaire. Références Fraulin F.O., Louie G., Zorrilla
L., Tilley W. – Functional evaluation of the shoulder following latissimus
dorsi muscle transfer. Ann Plast Surg 35 :
349-355, 1995. Forthomme B., Croisier J.L.,
Crielaard J.M. – Proposal for the assessment protocols for different shoulder
muscle groups. Isokinet Exerc Sci 11: 69, 2003. Forthomme B., Heymans O.,
Grandjean F.X., Klinkenberg S., Hoffmann S., Croisier J.L. – Consequences of
latissimus dorsi transfer on shoulder function. Isokinet Exerc Sci 13 :69-70, 2005. |