XXIVe Journée scientifique de l’AMISEK
du samedi 10 décembre 2005
CONTROVERSES EN CHIRURGIE ET
REEDUCATION DE
Chairmans :
Dr M. Jeanjot et M. Y. Xhardez - Président d’honneur : Dr M. Clemens
Auditoire
de l’Institut Supérieur d’Ergothérapie et de Kinésithérapie (Haute Ecole P.-H.
Spaak)
Prof. M.
Libotte. Bruxelles.
D'un point de vue de strictement fonctionnel, l'arthrodèse
est une mauvaise opération. Elle supprime définitivement un interligne
articulaire et le mouvement qu'il autorise.
Sur le plan historique, c'est une intervention ancienne de
plus en plus souvent délaissée au bénéfice des arthroplasties par prothèse.
L'arthrodèse tibio-tarsienne demeure pourtant l'intervention
de premier choix dans le traitement des destructions articulaires de la
cheville réfractaires au traitement conservateur.
Elle doit ce sursis à l'absence d'une prothèse de cheville
suffisamment fiable pour la supplanter définitivement, comme au niveau de la
hanche et du genou.
Elle le doit également, dans les meilleurs cas, à ses
répercussions fonctionnelles relativement limitées.
L'appréciation des résultats de l'arthrodèse doit se faire
par comparaison avec les critères essentiels de normalité.
Au cours de l'exposé, seront présentés les éléments de
physiologie normale de l'articulation tibio-tarsienne relatifs au support de la
charge et à la nature du mouvement de la cheville.
Seront ensuite envisagés l'impact fonctionnel et le devenir
de l'arthrodèse tibio-tarsienne.
Les
résultats à long terme actuellement obtenus par cette intervention classique
placent très haut la barre pour le cahier des charges de la prothèse de
cheville.