LES BOURSES 2007 DE
ANALYSE
CINÉMATIQUE DE L’ÉPAULE DANS LE CADRE D’UN MOUVEMENT DE PRÉHENSION CHEZ DES
PATIENTS hÉmiparÉtiqueS
SVetlana Dedobbeller
Co-auteurs
: Sylvain Hanneton, Agnès Roby-Brami1
Ces travaux de
recherche traitent de la fonction du membre supérieur dans une tâche de
préhension simple. Nous étudierons principalement la contribution de l’épaule
au mouvement lors de la saisie d’objets de poids différent chez des patients
hémiplégiques. Nous ciblons les articulations scapulo-thoracIqe et
scapulo-humérale car elles sont la plupart du temps ignorées. Un des
objectifs est de comprendre comment le système nerveux central réaliSe la
programmation des mouvements du membre supérieur et la coordination des
nombreux degrés de liberté articulaires impliqués. Après avoir établi une vue
d’ensemble de la littérature traitant des capacités d’apprentissage et du
contrôle moteur du membre supérieur, plusieurs travaux montrent les
possibilités de réapprentissage du mouvement. Pourquoi malgré une
sensorimotricité apparente suffisante de l’épaule, et de la plasticité du
cerveau, la patient met en place une avancée du tronc au lieu d’utiliser
toute la fonctionnalité de son épaule ? Cette compensation est négative
à long terme sur la fonctionnalité du membre supérieur. Notre hypothèse
de travail est que certains patients hémiparétiques sont capables de
réapprendre une coordination épaule-coude normale. L’utilisation automatique
d’une synergie plus « efficiente » du membre supérieur pourrait
être à la base de l’amélioration fonctionnelle dans la vie quotidienne. Afin
d’améliorer le mouvement, il est nécessaire d’identifier les indices
pertinents caractérisant la cinématique du mouvement. Cela permettrait de
développer des outils d’aide à la récupération fonctionnelle sur un principe
de feedback sensoriel enrichi. Nous avons
développé au laboratoire une méthode d’enregistrement des mouvements
utilisant des capteurs électro-magnétiques et impliquant une reconstruction
tridimensionnelle du mouvement du tronc et des diverses articulations impliqués
dans les mouvements du membre supérieur. Cette méthode respecte les
conventions et recommandations du « Schoulder group ». Les
volontaires participants à l’étude sont des patienst hémiparétiques
hospitalisés dans le service de rééducation neurologique de l’Hôpital Raymond
Poincaré de Garches (service du Prof. Philippe Azouvi, laboratoire du geste
et de la fonction du membre supérieur). Nous utilisons onze patients adultes,
droitiers, de moins de 75 ans, présentant une hémiparésie gauche ou droite
consécutive à une lésion vasculaire de la région sylvienne. Nous notons la
latéralité afin de pouvoir étudier son influence sur le mouvement. Les
patients recrutés sont capables de donner un consentement éclairé à l’étude
avec des troubles associés (aphasie et troubles de la compréhension) faibles
à modérés. Ils effectuent 20 saisies et transports de deux objets dont les
poids sont de 200g et 400g. Ces cylindres sont de même forme mais de couleurs
différentes. Nos données nous
indiquent que le poids chez les sujets sains influencent la cinématique de
tous les segments très précocément, alors que d’autres auteurs montrent que
celui-ci n’influence que la composante de saisie (Jeannerod) ou la phase
finale d’approche du mouvement (Gentilucci). Cependant la chronologie de mise
en action des segments semble toujours identique. L’ordre de propagation est proximo-distal,
avec une action première de la scapulo-thoracique puis de la gléno-humérale,
et cela avant même le départ de la main. Au niveau distal, l’ordre relevé est
main, poignet puis coude. En parallèle
nous avons identifiés une sonnette médiale s’apparentant à une stabilisation
de la scapula telle que décrite par Bonnel. F. (1992). Liée au type de poids
présenté, nous avons la confirmation d’une anticipation. Dans un second
temps, nous avons identifié les indices suivants pour comprendre les
mouvements : -
la vitesse moyenne du mouvement semble être un
indice plus pertinent ; -
deux indices apparaissent comme particulièrement
pertinents : le nombre de pics de vitesse et la durée de la phase du
mouvement. -
la durée de la phase du mouvement est
significativement plus importante en moyenne du côté atteint des patients
comparées à la durée de cette même phase de mouvement chez les personnes
valides. -
Une très faible influence du poids de lo’bjet chez
les pteints, l’explication est probablement liée aux troubles de la
sensibilité et à une trop faible différnece entre les deux poids. -
enfin, concernant le contrôle moteur du geste de
préhension : il nous apparaît que le SNC se placerait plutôt dans le
cadre d’une théorie prescriptive, ceci n’excluant pas le fait que des
phénomènes de couplage perception/action soient à l’origine de la régulation
du mouvement. D’où l’orientation de nos travaux vers la mise en place d’un
outil d’entraînement virtuel sur le principe de la réalité augmentée. Etant donné les
similitudes de programmation du geste entre les patients et le groupe témoin,
nous pouvons nous demander s’il est possible de modifier la reprogrammation
neuro-motrice pour améliorer l’utilisation du membre supérieur. Dans ce
domaine, il serait intéressant d’étudier ce que pourrait apporter la réalité
augmentée. |
LES BOURSES 2007 DE
LES BOURSES 2007 DE
LES BOURSES 2007 DE
Constitution
d'une base de données commune concernant le syndrome de Guillain Barré (SGB)
RENOUVELLEMENT
David Orlikowski
Introduction
Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une neuropathie aiguë à médiation immune qui représente la première cause de paralysie aiguë dans les pays industrialisés. Ce syndrome est précédé d’un événement prodromique le plus souvent infectieux mais parfois autre (vaccination, chirurgie). La physiopathologie est complexe faisant intervenir des phénomènes inflammatoires cellulaires et humoraux, il en résulte une atteinte nerveuse marquée par des phénomènes de démyélinisation et ou de lésions axonales. Les manifestations cliniques, électrophysiologiques ainsi que le pronostic seront différent suivant le type d’atteinte. Il n’existe non pas un syndrome de Guillain Barré mais plusieurs. Certaines formes en particulier liées à des agents initiaux comme le Campylobacter Jejuni ou le Cytomégalovirus sont bien identifiées en terme clinique, électrophysiologique ou d’anticorps antiganglioside mais plus de la moitié des SGB reste sans cause identifiée. Le syndrome de Guillain Barré reste une maladie mal connue et hétérogène et le recueil de renseignement cliniques, électrophysiologiques ou biologiques sur des séries importante de patient est donc primordial afin de déterminer des groupes homogènes et éventuellement de mettre en évidence de nouvelles pistes physiopathologiques ou thérapeutiques.. Objectif de l’étude
Construction d’une base de donnée informatique permettant de centraliser les données cliniques, électrophysiologiques et biologiques (bactériologie/virologie et anticorps antigangliosides) accessible de façon simple sur le réseau de l’hôpital Raymond Poincaré par les différents médecins concernés. Cette base devrait permettre de décrire les différentes formes de SGB en terme d’aspect clinique et pronostic, en fonction de leur cause, du mécanisme de l’atteinte nerveuse et du type d’atteinte immunologique Etat d’avancement du projet
La base de donnée est actuellement en construction par le biais de l’unité de recherche clinique de l’hôpital Ambroise Paré celle ci devrait être opérationnelle avant fin 2007. |
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Base corticale de
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