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KINE
2000 Y ETAIT… Congrès annuel du GEM et du GEMMSOR Paris 13-15 décembre 2007 Depuis
plus de vingt ans, les sociétés françaises de chirurgie de la main (GEM) et de rééducation de la main (GEMMSOR)
organisent conjointement leur grand Congrès annuel de la mi décembre. Initialement logé à l’Ecole de Médecine, l’importance croissante de l’évènement
a obligé, il y a déjà plus de dix ans,
les organisateurs à
choisir le Palais des Congrès comme siège de leur manifestation. Ce
Congrès s’étend sur trois jours (jeudi, vendredi et samedi), et est consacré
aux conférences d’enseignement ,
communications libres et autres tables rondes. Le nombre de communications
proposées oblige les organisateurs à utiliser le système de sessions
parallèles dans deux grandes salle
différentes. Le vendredi, l’une des deux salles est entièrement consacrée à
la rééducation de la main. L’évènement
avait lieu cette année du 13 au 15 décembre et a rassemblé plus de huit cent
participants. Nous nous intéresserons ici plus
particulièrement à la session consacrée à la rééducation. Alain
BERTHE, kinésithérapeute à Nice, ancien Président du GEMMSOR et actuel
Secrétaire Général ouvre la première et très matinale session en présentant
les résultats d’une étude d’un groupe de travail réalisée
au printemps dernier sur « l’appareillage des lésions traumatiques de L’orateur
présente un compte–rendu de cette étude qui évoque les principales tendances
du moment dans le traitement de ces lésions particulièrement fréquentes
surtout en pratique sportive (sports d’hiver e.a .) .L’appareillage est évoqué tant du
point de vue préventif qu’en tant que traitement post chirurgical ou qu’immobilisation strictement
orthopédique. Le même
présentateur enchaîne avec une conférence d’enseignement sur son sujet de
prédilection : « L’examen clinique du poignet ». Grand
spécialiste en la matière, on ne compte plus ses publications sur le sujet.
Redoutable débatteur, il a animé de nombreuses tables rondes et ses avis font
autorité. Suit une
session de communications libres : Dans son
exposé « Quels sont les facteurs non médicaux qui peuvent influencer et compliquer la reprise du
travail après un accident de la main ? » M. KONZELMANN de Sion
(Suisse) met l’accent sur les aspects psychologique et sociaux de la
réinsertion professionnelle, tant pour le patient que pour l’employeur ou
l’entreprise. Madame C.
BASSERY (Lausanne, Suisse) nous parle
de son expérience de la « Prise en charge précoce de la main
brûlée ». Elle insistera sur le problème du maintien de l’ouverture de
la première commissure. (orthèse ou embrochage
trans-méracarpien). Ces deux
collègues suisses nous présenteront également un avant goût du Congrès des
fédérations européennes de chirurgie (EFSST)
et de rééducation (EFSHT) de la main qui aura lieu à Lausanne en juin
prochain. La
communication de B. MARTIN COCHER (Fontaine, France) parle de « Sauvé Kapandji et radio ulnaire inférieure » et donc des
aspects mobilisateurs de la rééducation post -chirurgicale des lésions de
cette articulation. Les deux
derniers exposés de cette session : « La main traumatique en
Afghanistan dans le Sud » G. PEGORARO (Castellanza,
Italie) et « Les mains de Zagora, expérience
humanitaire » M. BOUTAN (Biaritz, France) nous
entraînent dans le monde des missions humanitaires et nous rappellent,
superbes documents à l’appui, l’énorme différence de culture et surtout de
moyens dans lesquels nos confrères de ces régions doivent travailler, leur
courage et détermination ainsi que leur imagination et leur pragmatisme à
surmonter tous ces obstacles suscitent une très vive émotion dans la salle. A. BAIADA
(Marseille, France), ancien président du GEMMSOR donne une superbe conférence
sur le thème : « Main et arthrogrypose ». L’auteur est
particulièrement au fait de cette redoutable affection pour laquelle il ne
semble hélas exister que peu de solutions thérapeutiques. La
matinée se termine avec une série de communications libres notamment celles
de J. CROS et A. BERTHE (Nice, France), qui concernent le port d’orthèse
après chirurgie du canal carpien, rarement utilisées dans notre expérience. L’auteur
nous brosse un lumineux tableau de la rééducation de base jusqu’à la
réinsertion professionnelle de l’accidenté, en faisant appel à l’étude
fonctionnelle du geste, depuis la prise des appuis et toute les chaînes
employées pour son aboutissement. Il nous ouvre les portes d’une véritable
philosophie de la rééducation……. On en redemande. L’après
midi devait se terminer par quelques
communications libres sur des sujets variés auxquelles, prié d’assister à une
importante réunion, il ne nous a pas été possible d’assister. En
conclusion : ce Congrès de Paris fut une nouvelle fois une grande
réussite, tant par le nombre de participants que par la qualité des
communications présentées. N’oublions pas non plus l’exposition de matériel
médical et chirurgical présentée en parallèle et qui rassemblait une centaine
d’exposants dont la disponibilité fut tout à fait à la hauteur de l’évènement. Ce
Congrès reste un des points forts de l’année en la matière. Jacques OTTHIERS.
Clinique
du Parc Léopold, Bruxelles |