KINE 2000 y était
Congrès ABKS – 15-16-17 mai 2008
Montdorf-Les-Bains (Luxembourg) Thème : La réathlétisation |
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LE CONFLIT D’ARMER CHEZ LE
SPORTIF : C. Nollet
L'épaule douloureuse du sportif constitue depuis longtemps un challenge
diagnostic et thérapeutique pour les équipes médicales. Lancer, smasher, shooter pour marquer et gagner des matchs. Encore et
toujours le mouvement d'armer ; avec pour ambition la performance maximale
tout en préservant intact l'ensemble des structures ostéo-articulaires. Des premières lésions postérieures de la glène mise en évidence par
Lombardo en 1977 chez le joueur de base-ball, à la description du conflit
gléno-huméral postéro-supérieur par Walsh et Jobe en 1991; la meilleure
compréhension du geste d'armer-lancer, l'affinement des éléments
diagnostiques, des examens complémentaires et l'avènement de l'arthroscopie
ont permis de mieux comprendre l'épaule douloureuse du sportif de lancer et
la pathologie de conflit. Lors du mouvement d'armer la grosse tubérosité, ou trochiter, est
amenée au contact du bord postéro-supérieur de la glène de l'omoplate. Ce
contact est physiologique. Par contre,
son caractère répétitif est à la base d'un conflit mécanique qui conduira à
une souffrance des différentes structures de l'épaule. Différentes étiologies ont été décrites comme favorisantes ou
aggravantes de ce conflit. La théorie purement mécanique de Walsh; les
théories d'instabilités, antérieure de
Jobe et Andrew, postéro-supérieure de Morgan ainsi que la théorie scapulaire
de Kibler. Pour les thérapeutes de terrain, la prise en charge de la raideur
capsulaire postérieure et l'analyse de la position et de la fonction
scapulaire constituent un temps essentiel au traitement du conflit glénoidien
postéro-supérieur. A cela s'ajoute : la compréhension du geste de lancer et
l'exclusion de tout autre facteur favorisant du conflit. |