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CONGRES
DE KINESITHERAPIE : LA CERVICALGIE Samedi
23 février 2008 – HELB Ilya Prigogine INTERET DE L’UTILISATION DE DIDREN LASER DANS
L’EVALUATION DE LA ROTATION DU RACHIS CERVICAL Emilie Ancenay La
fonction stabilisatrice de la colonne cervicale est régie par trois
sous-systèmes interdépendants : l’actif, le passif et le neural
(Panjabi, 1992 a). Le
dysfonctionnement de l’un de ces sous systèmes peut mettre en péril tout le
système stabilisateur (Falla, 2004 b ; Falla et al., 2006 ; Falla
et al. 2004 d, Falla et al. 2004 c ; George et al., 2001 ;
Poireaudeau et al., 1998 ; McPartland et al., 1999 ; Heikkilä et
al., 1998 ; Teng et al., 2007 ; Tjell et al., 1998). La
douleur cervicale peut, en altérant l’activité de certains muscles, être une
des causes de dysfonctionnement du système stabilisateur (Falla et al.,
2003 ; Falla et al., 2004b ; Falla et al., 2004d ; Jull,
2004). Le
dispositif « Didren laser » a été imaginé et mis au point pour
objectiver l’instabilité lors de la rotation cervicale. L’expérimentation
se déroulera en deux parties : un test de poursuite et un autre de
stabilisation. Cinquante
six sujets volontaires ont participés à l’étude et ont été classés en deux
groupes : soit un groupe sain et un groupe pathologique présentant des
douleurs et/ou des tensions cervicales. Chaque sujet réalise le test de poursuite. Celui
ci consiste à faire, dans un ordre déterminé pendant cinq cycles et le plus
rapidement possible, une rotation cervicale en dirigeant le rayon d’un laser
accroché sur une des branches d’une paire de lunettes vers des capteurs
photosensibles. Ensuite, ils exécutent le test de stabilisation. Ce test
consiste, quant à lui, à pointer le rayon laser dans un capteur pendant une
minute et ce sans en sortir. Les résultats indiquent que les sujets cervicalgiques
prennent plus de temps à réaliser le test de poursuite que les sujets sains
(p=0,009). Mais l’effet de l’âge (p=0,09) et du sexe (p=0,14) n’interviennent
pas dans ce test. |