Effet du temps de récupération sur
l’élévation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque lors de séries successives de travail résistif chez
le sujet sain
F. Fournier, M. Lamotte, G. Niset, Ph. van de
Borne
CUB – Hôpital Erasme – Bruxelles – Belgique.
Introduction
La
combinaison de l’entraînement résistif et de l’endurance est recommandée dans
la rééducation de nombreuses pathologies ayant eut pour conséquence un
déconditionnement. Ce type d’entraînement est particulièrement intéressant en
réadaptation cardio-respiratoire. Différents temps de récupération, séparant
les séries successives de travail résistif, sont proposés dans la littérature.
Il n’existe à notre connaissance aucune étude analysant, en continu, l’impact
de ces différents temps de récupération sur l’évolution de la pression
artérielle et de la fréquence cardiaque durant ce type d’effort.
Méthode
21 sujets sains
(21 à 43 ans) ont réalisés, dans un ordre aléatoire, 3 séries de 10 répétitions
contre 75 % de la contraction maximale volontaire (CMV), séparées de différents
temps de récupération. Ces temps de récupération, inspirés de ce qui est
proposé dans la littérature, étaient de 30, 60, 90 ou
120 secondes. L’exercice était réalisé sur une chaise à quadriceps. La pression
artérielle (PA = PAS et PAD) et la fréquence cardiaque (FC) étaient mesurées en
continu à l’aide d’un Portapres. Les résultats présentés décrivent l’évolution
du double produit (DP = PAS x FC).
Résultats
Le DP
augmente pendant les séries et diminuent pendant les phases de récupération.
Lors de la
modalité 30 sec, la récupération est incomplète entre les séries (12067, 13963,
16125 et 16409 bpm*mmHg : au départ, 30 sec après la fin des 1re, 2e
et 3e série respectivement). Cette récupération incomplète induit
une élévation plus importante du DP au
terme des efforts successifs (21510, 25948 et 30220 bpm*mmHg à la fin de la 1re,
2e et 3e série respectivement).
Au fil de
la modalité 120 sec. , le temps de récupération imposé permet un retour complet
du DP à sa valeur de départ. Lors des modalités 60 et 90 sec. , l’évolution du
DP est intermédiaire.
Conclusions
Un temps de récupération de 30 sec. , séparant les séries successives de travail résistif, n’est pas suffisant pour obtenir un retour du DP au valeurs de départ. Un temps de repos d’au moins 60 à 90 sec permet une récupération complète, et semble donc préférable afin d’éviter une dérive du DP au fil des séries.