Effet du rythme des contractions
musculaires successives sur la pression artérielle et la fréquence cardiaque
lors d’effort résistif chez des sujets sains
D. Heuertz,
M. Lamotte, G. Niset, Ph. van de Borne.
CUB – Hôpital Erasme – Bruxelles – Belgique.
Introduction
La
combinaison de l’entraînement résistif et de l’endurance est recommandée dans
la rééducation de nombreuses pathologies ayant eut pour conséquence un
déconditionnement. Ce type d’entraînement est particulièrement intéressant en
réadaptation cardio-respiratoire. Différents rythme de travail sont proposés
dans la littérature. Il n’existe à notre connaissance aucune étude analysant,
en continu, l’impact de ces différents rythmes de travail sur l’évolution de la
pression artérielle et de la fréquence cardiaque durant ce type d’effort.
Méthode
24 sujets
sains (21 à 28 ans) ont réalisés dans un ordre aléatoire, 3 séries de 10
répétitions contre 75 % de la contraction maximale volontaire (CMV), suivant
différents rythme de travail, sur une chaise à quadriceps. Les rythmes,
inspirés de ce qui est proposé dans la littérature étaient soit rapide
(élever en 1 sec, abaisser en 1 sec), soit intermédiaire (élever en 2 sec,
abaisser en 2 sec) soit lent (élévation en 2 sec, maintenir en 2 sec, abaisser
en 2 sec). La pression artérielle (PA = PAS et PAD) et la fréquence cardiaque
(FC) étaient mesurées en continu à l’aide d’un Portapres. Les résultats
décrivent l’évolution du double produit (DP = PAS x FC).
Résultats
Le DP
augmente pendant les séries et diminuent pendant les repos successifs.
Les
différences entre les modalités lente et rapide sont significatives dès la première
série. Quelle que soit le rythme imposé lors des séries, la récupération est
incomplète, mais celle ci est moins « complète » lors de la modalité
lente. Lors de la 3e série, le DP atteint des valeurs de 34983,
33029 et 28511bpm*mmHg respectivement pour les modalités lente, intermédiaire
et rapide respectivement.
Conclusions
D’après la
littérature, le travail lent n’induit pas de bénéfice fonctionnel plus
important que le travail plus dynamique.
Le travail
lent entraîne un DP nettement plus élevé qu’un travail plus rapide. Cette
différence est vraisemblablement due à un temps de travail plus long lorsque le
travail s’effectue lentement. La différence s’observe au terme des séries ainsi
qu’au terme des périodes de récupération. Le travail rapide, plus dynamique,
semble préférable au travail plus lent. Le travail « lent » nécessite
un temps de récupération plus long.