Évolution de la pression artérielle et du rythme cardiaque en fonction de la masse musculaire mise en jeu lors d’efforts résistifs, chez le sujet sain

 

L. Monet, M. Lamotte, G. Niset, Ph. van de Borne

CUB –ULB Erasme – Bruxelles – Belgique.

 

Introduction

La combinaison de l’entraînement résistif et de l’endurance est recommandée dans la rééducation de nombreuses pathologies ayant eut pour conséquence un déconditionnement. Le travail de différents groupes musculaires est particulièrement intéressant en réadaptation cardio- respiratoire. Il n’existe à notre connaissance aucune étude analysant en continu, l’impact de la masse musculaire mise en jeu lors de différents exercices d’intensité équivalente, sur l’évolution de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque.

 

Méthode

23 sujets sains (moyenne 26 ans) ont participé à l’étude. Les exercices consistaient en 3 séries de 10 répétitions contre 75 % de la contraction maximale volontaire (CMV) réalisés dans un ordre aléatoire. Il s’agissait d’extension d’une jambe (1J) ou de deux jambes (2J) sur une chaise à quadriceps, et d’une flexion de l’avant bras sur le bras avec une haltère (1B), en position assis et d’une manœuvre de préhension manuelle en isométrique (1P). La pression artérielle (PA = PAS et PAD) et la fréquence cardiaque (FC) étaient mesurées en continu à l’aide d’un Portapres. Les résultats présentés concernent le double produit (DP = PAS x FC).

 

Résultats

Le DP augmente pendant les séries et diminuent pendant les repos successifs.

Les valeurs de DP sont toujours plus élevées dans l’exercice utilisant la plus grosse masse musculaire (2 jambes). Cette différence est marquée dès la première série. Elle est systématiquement significative entre 2J d’une part et 1J, 1B et 1P d’autre part (27317, 23536, 21520 et 17482 bpm*mmHg respectivement).

La récupération entre les séries est incomplète lors de l’exercice 2J comparée à l’exercice 1P. Les exercices réalisés avec des masses musculaires intermédiaires (1J et AB) présente une évolution intermédiaire.

 

Conclusions

L’augmentation du DP lors d’efforts résistifs usuels est dépendant de la masse musculaire utilisée. Cette relation n’est cependant pas proportionnelle. D’autre part, les valeurs atteintes ne contrindique pas ce type d’entraînement chez le patient en réadaptation cardio-respiratoire.