HAUTE ECOLE CHARLEROI EUROPE – DEPARTEMENT DE
KINESITHERAPIE
Année Académique 2003 – 2004
EFFETS D’UNE METHODE BASEE SUR
Benitez
D.,
sous la direction de Wauquier J-P et M. Meunier.
IESCA
Haute-Ecole Charleroi Europe
Dans sa première partie, ce travail aborde les différents courants de pensées des techniques articulaires et les principes fondamentaux des méthodes d’étirement global.
Si la vision globale des techniques articulaires concerne principalement les aspects systémiques du corps humain (voire du corps et de l’esprit) ; ce qui signifie que les thérapeutes privilégient les théories prônant l’interconnexion entre différents systèmes (nerveux et locomoteur), leurs outils thérapeutiques restent essentiellement analytiques même si leurs effets ont une portée plus vaste.
Par contre, la vision des « chaînes musculaires » (que les physiologistes appellent depuis très longtemps des synergies musculaires !) englobe le traitement dans cet esprit de « globalité ».
Leur théorie reste parfois plus axée sur le système locomoteur et plus spécifiquement le tissu musculaire.
Leur pratique se veut également plus globale et plus « douce », selon certains, même si les possibilités analytiques subsistent, dans ce cadre, afin d’affiner le traitement appliqué à chaque patient.
Dans la seconde partie, nous avons tenté d’objectiver, de façon expérimentale, la complémentarité de ces deux approches thérapeutiques.
L’étude expérimentale avait pour objectif de valider une méthode de travail sur une population saine, c’est-à-dire que le critère d’inclusion était l’absence de plainte des sujets examinés. L’échantillon comportait 30 sujets adultes jeunes et des deux sexes.
Le protocole expérimental, axé autour de la colonne vertébrale et des membres inférieurs, comporte des exemples de manipulations articulaires de la colonne, du bassin et des hanches
ainsi que la description d’une posture d’étirement global actif.
Deux critères d’évolution sont également présentés : le « test de flexion debout » (TFD) et le « test de flexion assis » (TFA).
Nous avons pu constater que les gains de
souplesse de la « chaîne musculaire
postérieure » étaient significatifs, allant de
Cependant, les effets bénéfiques de la méthode de complémentarité proposée ne s’arrêtent pas là, puisque nous avons aussi constaté qu’en une séance de 30 minutes, un rééquilibre de la répartition des tensions musculaires de la « chaîne » considérée se met en place.
De plus, d’un point de vue qualitatif, nous pouvons observer une meilleure harmonie de la courbure vertébrale pendant les tests de flexion ainsi qu’une diminution notable des compensations.