HAUTE ECOLE CHARLEROI EUROPE – DEPARTEMENT DE
KINESITHERAPIE
Année Académique 2003 – 2004
LE
BAIN GLACE COMME MOYEN DE RECUPERATION DE
DUEE T.,
sous la direction de Piette P-H. et Beauthier J-P.
IESCA Haute-Ecole Charleroi Europe
L’utilisation du bain d'eau glacée pour faciliter la récupération et donc l'aide à la performance remonte à la fin des années 90 bien que le froid existe en tant que thérapie depuis des siècles déjà.
Le peu de résultats scientifiques dans la littérature s'avère bien souvent contradictoire. En effet, il existe de nombreuses différences dans les protocoles expérimentaux ainsi que dans les paramètres d'application des bains d'eau froide (durée d'application, température ... ).
L'objectif de ce mémoire est de vérifier l'utilité d'un bain d'eau glacée en récupération.
Afin que les résultats soient accessibles directement aux sportifs, entraîneurs et kinésithérapeutes, les paramètres de la fonction musculaire sont testés par des épreuves de terrain.
Ce travail étudie tout simplement l'évolution d'une population de 10 sujets traités par bain d'eau glacée durant cinq jours après un effort intense basé sur des exercices excentriques et pliométriques. Cet effort entraînera donc une fatigue musculaire ainsi que des douleurs musculaires retardées. Cette population sera comparée à une population témoin de 10 sujets qui seront testés sans avoir subi le régime du bain glacé.
L’évaluation
de la performance sportive se fait grâce à une série de
tests permettant de mesurer différents paramètres de la fonction
musculaire. Ces tests correspondent en partie aux tests
« Eurofit ». Les paramètres mesurés sont la
détente (par Squat Jump et Countermouvement Jump), la force explosive
(par saut en longueur sans élan), la vitesse (par test de
Les séances d’exercices physiques intenses destinées à provoquer de la fatigue musculaire et des courbatures sont constituées d’un circuit training à réaliser quatre fois.
Le
bain d’eau glacée consiste en l’immersion des membres
inférieurs durant dix minutes à une température de 10
à
La population expérimentale et la population témoin sont testées avant la séance physique intense, six heures après, puis chaque jour en fin de journée pendant quatre jours.
La récupération de la performance touchera différents paramètres. Tout d'abord, la force explosive ne chutera pas au lendemain d'une séance intensive et permettra une meilleure récupération. Les sports d'explosivité tels que les sauts ou encore le basket, volley... seront les principaux concernés. La détente verticale sera elle aussi récupérée rapidement par une thérapie de récupération au bain glacé. C'est surtout la force concentrique plus que l'élasticité musculaire qui sera récupérée après la séance. Les sports alliant explosivité et détente sont donc concernés pour l'adoption d'un tel moyen de récupération.
Par contre, il est plus difficile d'admettre, au travers de cette étude, que le bain glacé puisse être instauré dans un but de récupération de souplesse et de vitesse. La gymnastique ou encore le patinage par exemple, ne semblent donc pas être concernés par une telle méthode.