Haute Ecole Léonard de Vinci
IES Parnasse - Deux Alice -
Licence en kinésithérapie
Résumés des mémoires présentés par les
étudiants en kinésithérapie de la promotion 2004
Contact : IES
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1200 Bruxelles
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Les effets du massage sensitif du visage et des
membres inférieurs lors de la chimiothérapie
COPAY
Anne
Promoteur : Madame Jadot
Comment soulager les personnes cancéreuses dans la souffrance et la détresse de la maladie?
Le massage peut-il apporter de la détente et du bien-être à ces corps meurtris par les traitements agressifs de la chimiothérapie?
Pourquoi pas un massage sensitif réalisé au moyen de gestes constants, unifiants et apaisants?
Au cours de ce travail, j’ai donc évalué les effets du massage sensitif du visage et des membres inférieurs au sein de deux populations de patientes atteintes de cancer du sein. Un groupe de patientes de l’hôpital St. Jean à Bruxelles reçoit le massage et l’autre groupe de l’hôpital de Ste Elisabeth à Namur n’en reçoit aucun.
L’évaluation de ces deux échantillons est réalisée au moyen d’un questionnaire comprenant les thèmes de l’angoisse, du sommeil, de la douleur, de la fatigue et de l’image corporelle.
Les résultats de l’enquête sont peu probants, selon les patientes, le massage sensitif ne modifierait en rien les paramètres évalués. Cependant, les impressions recueillies mettent en évidence la détente et le bien-être apporté par cette technique. Elles envisagent également cette méthode comme une aide, un moment de répit dans leur lutte quotidienne.
Au cours de ce travail, un certain nombre de difficultés ont été rencontrées. En effet, il n’est pas toujours possible d’imposer des examens supplémentaires (pouls, tension artérielle, électromyogramme) aux patientes qui doivent en subir déjà suffisamment sur une journée d’hospitalisation. De plus, la kinésithérapeute travaillant dans d’autres services ne peut être disponible à tout moment. Il faut tenir compte également des interactions médicamenteuses données lors de la chimiothérapie qui minimisent les effets secondaires ainsi que de la fréquence de massage limitée aux séances des chimiothérapie soit une fois par mois. Tous ces éléments ont limité l’évaluation précise du massage.
D’autres pistes pourraient être envisagées telles l’interview des malades après le massage, l’évaluation de l’état de détente avant et après la technique de détente mais aussi la comparaison entre les deux groupes de patientes au sein d’un même service hospitalier.
Ces nouvelles lignes de conduite laissent la porte ouverte à d’autres analyses des effets du massage sensitif pendant la chimiothérapie.
Convaincue de l’importance de soins de détente au sein de service hospitalier, il est essentiel de permettre aux patients d’être mieux dans leur corps et esprit pour lutter avec force et détermination contre la maladie.