Etude des autogreffes
ostéochondrales rotuliennes (Mosaicplasty) par la méthode isocinétique corrélée
aux scores fonctionnels
COLLET Emilie
Haute École Paul-Henri SPAAK, I.S.E.K. – Kinésithérapie, Bruxelles
Mémoire de l’année académique 2004-2005
L’objectif de cette étude était d’analyser les caractéristiques de capacité fonctionnelle subjective, de force musculaire et de proprioception des genoux de patients opérés d’une autogreffe ostéochondrale rotulienne selon la technique « mosaicplasty ».
Dans un second temps, nous avons déterminé s’il y avait une corrélation entre ces trois méthodes d’évaluation.
Nous rapportons les résultats de dix patients d’âge
moyen égal à 51 ans (écart type: 11.6) opérés
entre novembre 2000 et août 2004. La moyenne du recul postopératoire au 1/01/05
est de 29,8 mois (écart type de : 14.6).
Les patients présentaient avant l’opération une
lésion ostéochondrale de grade IV selon la classification de l’IKDC. La taille
moyenne de la lésion était d’1,5 cm². Dans 90 % des cas la cause de la lésion
était traumatique, dans 10 % des cas l’origine était une ostéochondrite
disséquante.
Le questionnaire IKDC a été utilisé pour évaluer
la capacité fonctionnelle des genoux des patients. L’évaluation de la force
musculaire des extenseurs et des fléchisseurs des genoux a été réalisée par un
dynamomètre isocinétique Biodex system 3® selon un mode concentrique à deux
vitesses (60°/s. et 180°/s.). La proprioception des genoux a été effectuée par
le test du saut à cloche-pied.
Les méthodes d’évaluation prises séparément donnent des résultats peu satisfaisants.
Toutefois, cette constatation est en partie infirmée lorsque nous analysons au cas par cas les résultats des trois tests. De bons scores sur le plan de la capacité fonctionnelle et musculaire du genou opéré sont observés auprès d’une population jeune (inférieure à 41 ans) et/ou présentant un nombre d’implants limités et de petits diamètres (inférieur à trois greffons de 6.5mm de diamètre).
Enfin,
l’évaluation fonctionnelle subjective du genou opéré n’est pas corrélée avec la
force musculaire de ce même genou ainsi qu’avec le test du saut à cloche pied. Notre analyse démontre que le test de proprioception est corrélé
positivement avec la force musculaire du genou opéré.