Haute Ecole Charleroi Europe – IESCA
Montignies-sur-Sambre

2006

 

La prise en charge des troubles mictionnels chez l’enfant. Étude comparative entre les traitements médicamenteux et le traitement kinésithérapique

 

BONAIME Amélie

Promoteurs : Palares Monique, Mairlot Sylvie

 

Les troubles mictionnels fonctionnels, longtemps considérés sans importance par l’ensemble du corps médical, sont des troubles fréquents chez les enfants et ils peuvent avoir des répercussions importantes, donc leur traitement est nécessaire et doit être adapté.

Les prendre en charge suppose des connaissances suffisantes de l’appareil vésico-sphinctérien de l’enfant et une identification correcte des troubles grâce aux moyens diagnostics. Ces troubles regroupent plusieurs pathologies souvent associées à des troubles anorectaux. La prise en charge thérapeutique peut se faire par plusieurs moyens dont les plus couramment utilisés sont le traitement médicamenteux (proposant une prise en charge isolée des différents symptômes) et la rééducation kinésithérapique (proposant un travail plus global).

On peut alors se demander, dans ces troubles mictionnels fonctionnels, où la kinésithérapie prend une place grandissante, quel serait le plus efficace des deux traitements. L’objectif de l’étude est de comparer une prise en charge par un traitement médicamenteux, et une prise en charge par une rééducation kinésithérapique.

L’étude statistique est menée, en aplliquant rigoureusement le protocole thérapeutique auprès de deux gropupes de quinze enfants, soit trente enfants au total, présentant des troubles mictionnels fonctionnels. Les effets de chaque traitement sont évalués grâce à un questionnaire et au calendrier mictionnel de chaque enfant.

Au terme de l’étude, avec toute la prudence nécessaire à l’interprétation de résultats statistiques, nous pouvons constater que les deux traitements apportent une évolution positive des différents symptômes étudiés et que le traitement kinsithérapique apparaît plus efficace que le traitement médicamenteux.

Cette étude permet aussi de mettre en valeur une rééducation kinésithérapique basée sur de simples exercices et sans matériel spécifique.