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Mémoire 2006-2007 - résumé
Comparaisons stabilométriques et fonctionnelles de troubles posturaux
dans deux situations distinctes de lésions cérébrales : MALADIE DE
PARKINSON et AVC
SULEAU Bertrand
L’objet de ce travail consistait :
1. à évaluer l’existence de résultats
stabilométriques spécifiques pour deux types de pathologies nerveuses
distinctes : la maladie de Parkinson et les lésions vasculaires
cérébrales.
2. à estimer si les différences
constatées entre parkinsoniens et lésions vasculaires présentaient des
variations significatives en fonction de la topographie de ces dernières.
Pour ce faire, les AVC ont été subdivisés en corticales, sous-corticales et
tronculaires.
3. et enfin, à comparer les résulats
obtenus à des mesures fonctionnelles reflétant les capacités motrices globales
des sujets étudiés, afin d’estimer la possibilité d’éventuelles corrélations.
La population étudiée regroupait 32 individus (9 parkinsoniens, 9 AVC
corticaux, 9 AVC sous-corticaux, 5 AVC tronculaires) ; âge = 66 +- 15
ans ; 17F/15M ; latéralité des lésions hémisphériques : 10
gauches :13 droites.
Cinq mesures stabilométriques statiques ont été réalisées en conditions
normalisées à l’aide d’une plateforme de type Médicapteurs :
· en conditions yeux ouverts et fermés
avec verres correcteurs
· en conditions yeux ouverts et fermés
sans verres correcteurs
· en conditions yeux ouverts sans
verres correcteurs, en attention partagée.
Deux types de mesures fonctionnelles ont été faites :
· un test de marche rapide avec élan
· un « timed up & go
test » permettant d’évaluer le temps nécessaire à la réalisation de cinq
tâches motrices spécifiques.
L’analyse des résultats montre :
1. pour cinq paramètres
stabilométriques (Y moy et Y max, AN02X, VFY et long XY) : un
rapprochement net des sous-groupes parkinsoniens et vasculaires sous corticaux
et une différentiation vis-à-vis des deux autres sous-groupes vasculaires.
2. ces rapprochement et différentiation n’étant
statistiquement significatif (p < 0,05 par test U de Mann & Whitney) que
dans la seule condition d’attention partagée. Les résultats de nos deux
sous-groupes de lésions sous corticales montrant dans ces conditions une
tendance à l’augmentation paramétrique plus marquée que celle des deux autres
sous-groupes (AVC corticaux et tronculaires)
3. ces regroupements des sous-groupes
de population s’observent également dans les performances réalisées pour les
tâches motrices complexes (se lever, initier une marche, faire volte-face, et
s’asseoir) alors même qu’elles ne s’observent pas pour des tâches plus
automatiques, telles que la marche simple.
La conclusion de notre travail est qu’il semble exister des similitudes
significatives dans les troubles posturaux de nos deux types de lésions
sous-corticales, bien que l’une soit d’origine extrapyramidale et l’autre
pyramidale.
La rééducation posturale d’une lésion vasculaire devrait donc être
réalisée différemment selon la localisation de celle-ci. Les déficits posturaux
d’un AVC sous-cortical devant être évalués d’un point de vue pyramidal bien
entendu, mais aussi extrapyramidal. Afin de pouvoir orienter la rééducation si
des troubles de contrôle moteur spécifiques aux ganglions de la base (gestion
de tâches simultanées ou complexes, mouvements automatiques…) étaient détectés.