mémoires 2006-2007
HAUTE ECOLE ROBERT SCHUMAN
INSTITUT
D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DEPARTEMENTS
ECONOMIQUE ET PARAMEDICAL
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L'enfant
atteint de pied bot varus Équin idiopathique face au traitement mis en place
au Centre Hospitalier de Montpellier Duez Bastien Dans le cadre de mon
travail de fin d’études, je traite d’une pathologie qui se nomme le pied bot
varus équin congénital idiopathique. Elle se caractérise par trois déviations
qui mettent en jeu quatre notions modernes d’anatomie et de physiologie. Actuellement, il
apparaît différents types de traitements qu’ils soient à base fonctionnelle
et/ou chirurgicale. Certains prônent l’immobilisation du pied et d’autres
pensent au contraire qu’on se doit de mobiliser ce pied pour le réaxer. C’est
le cas de la méthode du Centre Hospitalier de Montpellier (mise au point par
le Pr. A. Diméglio). Ils associent des mobilisations à des attelles qu’elles
soient pédieuses ou cruro-pédieuses. Les mobilisations sont quotidiennes et
faites dans un ordre précis. Si la rééducation stagne, le Pr. A. Diméglio met
en place, le plus souvent vers l’âge de deux mois, un protocole opératoire.
Il s’agit d’une chirurgie minime, le « Vulpius ». Cette opération
permet une rééducation précoce. Ainsi, la précocité de la rééducation a amené
la kinésithérapeute à tenir compte de la douleur post-opératoire et à adapter
le traitement notamment en y ajoutant une prise d’antalgique. Le traitement
réharmonise les articulations du pied et celui-ci accède à des amplitudes
correctes. Le seul défaut, qui peut persister, est une faiblesse du triceps
sural et des fibulaires. Celle-ci s’observe lors de la marche. Pour y
remédier, en plus du port d’une attelle, les parents doivent stimuler leur
enfant à faire des activités où les muscles concernés sont mis en jeu. Comme
on peut le constater, les résultats du traitement dépendent du thérapeute, de
l’enfant mais principalement des parents qui doivent être rigoureux dans le
suivi de leur enfant. L’interaction entre ces trois protagonistes est
essentielle pour rendre la rééducation optimale. Tout au long de la
partie théorique de mon travail de fin d’études j’approfondis chaque
caractéristique citée ci-dessus (l’anatomo-pathologie, les différentes
techniques de rééducation, la chirurgie associé au pied bot, la douleur et la
marche). Ma partie pratique,
elle, décrit le traitement mis en place au Centre Hospitalier Universitaire
de Montpellier par le Pr. A. Diméglio. La constitution de cette partie traite
de l’examen et de l’évaluation clinique de la déformation puis de la
description du traitement. Par la suite, je détaille l’évolution d’un cas
clinique qui a bénéficié de cette méthode. Pour clôturer ma pratique,
j’analyse le traitement de pieds bots pris en charge à Montpellier entre 2001
et 2005, sur cette même période je fais une étude comparative dans le but de
démontrer l’évolution du traitement. Le résultat des
statistiques m’a permis de conforter mon idée sur le fait que l’évolution du
traitement du CHU de Montpellier a abouti à de bons résultats. Cette
évolution persiste à ce jour car le Pr. A. Diméglio a mis en place un nouveau
protocole opératoire. Cela se fait dans les cas de reprises chirurgicales
après un Vulpius. Cette chirurgie est une transplantation du jambier
antérieur, elle se fait dans le but d’aider les fibulaires. Tout cela peut nous laisser penser
que l’évolution du traitement n’en restera pas là. Les résultats de cette
méthode ne seraient pas aussi bons s’il n’existait pas une collaboration
entre les différents intervenants (chirurgiens, puéricultrices, infirmières,
kinésithérapeutes, etc.). |