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DEPARTEMENT PARAMEDICAL SECTION KINESITHERAPIE MEMOIRE - SYNTHESE Titre : Implication psychocorporelle
du kinésithérapeute par la communication non-verbale en
psychiatrie Auteur : LAURET
Myriam Promoteurs : Mlle WILLEMS Perrine et Mme GISLAIN Claire Année : 2007-2008 Promotion : 7ème promotion Question / problème : Nous cherchons à mettre en
évidence certains éléments du savoir faire du kinésithérapeute, qui lui
permettent de travailler sur les relations interpersonnelles, dans un domaine
où ces dernières caractérisent l’essentiel des soins : la psychiatrie. Nous
souhaitons axer notre réflexion sur l’implication du kinésithérapeute en tant
que personne, et nous intéresser au corps du thérapeute, au départ duquel se
transmet le soin à la personne souffrante. Ainsi, nous désirons étudier les
liens entre la kinésithérapie, où le corps est soin ; et la psychiatrie, où
le soin est relation ; afin d’aboutir à une réflexion sur le corps comme
moyen de communication pour le kinésithérapeute. Méthodologie : Pour cela, nous
aborderons, dans un premier temps la notion du corps. Celui-ci constitue
l’élément central du travail du kinésithérapeute, mais nous souhaitons le
replacer dans un contexte historique pour tenter de comprendre le rôle de la
société sur les représentations que nous en avons. Puis, nous nous
intéresserons à une pathologie mentale de façon plus spécifique : la
schizophrénie, dont nous dégagerons un rapport au corps particulier. Dans un deuxième temps,
nous traiterons des relations interpersonnelles, entre le kinésithérapeute et
le patient, dans le cadre bien défini qu’est la relation de soin. Nous
évoquerons des concepts psychologiques en lien avec elle, trouvant un intérêt
en kinésithérapie. Nous développerons, dans
un troisième temps un aspect particulier de la communication au sein de la
relation kinésithérapeute patient : le non-verbal. Nous chercherons à mettre
en évidence les moyens par lesquels le comportement du kinésithérapeute
influence la relation qu’il entretient avec son patient. Puis nous
approfondirons la communication par le toucher, qui constitue également une
grande part du traitement kinésithérapique. Enfin, nous illustrerons
ces notions théoriques, par une approche plus concrète du travail du
kinésithérapeute qu’est la technique du massage. Nous en exposerons les
aspects spécifiques au domaine de la psychiatrie, puis, nous en verrons les
applications lors de la prise en charge d’un patient schizophrène, pour
terminer par la présentation d’un cas pratique. Résultats : Quel que soit le domaine
de prise en charge, quels que soient la pathologie et le traitement effectué,
le kinésithérapeute, dans le cadre des soins, est nécessairement en relation
avec son patient. Dès ce moment-là, qu’il le souhaite ou non, il s’implique,
en tant que personne humaine. Ainsi, il communique des émotions, notamment de
façon non-verbale. Conclusions : En psychiatrie, les
relations de soin constituent l’essentiel de l’efficacité thérapeutique. Le
kinésithérapeute doit donc s’impliquer émotionnellement de façon volontaire
et réfléchie dans la prise en charge de ses patients. Cette implication se
transmet en grande partie par la communication non-verbale. Le corps du
kinésithérapeute, qui est son principal “ outil de travail ”, exprime aussi
ses émotions. Dans ce travail, nous
avons voulu montrer la nécessité pour le kinésithérapeute, d’avoir non
seulement une bonne maîtrise de son corps, mais aussi et surtout, d’être au
fait des émotions qui l’habitent, et influencent la relation qu’il entretient
avec son patient. Le langage corporel du kinésithérapeute se doit d’être
authentique et rassurant. Mots-clés : Implication
psychocorporelle, psychiatrie, communication non-verbale, relation
kinésithérapeute-patient, massage, schizophrénie. RESUME Dans ce travail sur l’implication
psycho-corporelle du kinésithérapeute en psychiatrie, nous avons axé notre
réflexion sur le corps du thérapeute comme moyen de communication. Nous avons
étudié l’impact et l’importance de la communication non-verbale dans un domaine
où les relations soignant-soigné sont au coeur du traitement. Nous illustrons
l’approche théorique du toucher, comme moyen de communication privilégié pour
le kinésithérapeute, en abordant le massage en tant que soin relationnel et
de bien-être. Enfin, nous développons la prise en charge d’un patient
schizophrène, lors d’une expérience pratique. |