Haute Ecole de la Province de Liège André Vésale (HEPLAV)

Implantation de Liège

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MEMOIRES MASTER KINESITHERAPIE ANNEE ACADEMIQUE 2007/2008

 

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Martine Waxweiler- Bibliothécaire

 

 

Relation, au cours des apnéÉs du sommeil, entre l’abaissement mandibulaire et la pression oesophagienne : une nouvelle mÉthode pour mesurer l’effort respiratoire au cours du sommeil


durieu Lorie

Le but de mon mémoire était d’évaluer la relation entre les mouvements de la mandibule et les variations de la pression oesophagienne comme marqueur de l’effort respiratoire, pendant les troubles respiratoires au cours du sommeil.

 

Notre travail a permis de mettre en évidence la relation entre la pression oesophagienne et le comportement de la mandibule. Il apparaît nettement qu’en sommeil lors d’un effort ventilatoire impropre, exagéré, la mandibule s’abaise au fur et à mesure que la pression négative se développe dans la cage thoracique. Nous avons étudié cette relation et avons mis en évidence qu’elle est de type linéaire.

 

Nous avons ensuite étudié cette relation linéaire dans différentes situations et nous sommes posés les questions suivantes :

-          Y a-t-il une relation entre la pression oesophagienne et le comportement mandibulaire lors de la réaction d’activation ?
Il apparaît clairement qu’il n’y a plus de relation entre la mandibule et la pression oesophagienne en réaction d’activation, elles sont indépendantes l’une de l’autre.

-          Les stades ont-ils une influence sur le comportement mandibulaire ?
Nous observons clairement une variation de la configuration mandibulaire en fonction du stade du sommeil. Mais pas nécessaierement de façon prédictive au stade actuel de nos recherches, avec le nombre de patients que nous avons.

-          La gravité joue-t-elle un rôle sur le comportement mandibulaire ?
Là aussi il existe un changement de comportement mandibulaire en fonction de la position. De nouveau les comportements s’opposent et nous ne pouvons pas prédire à ce stade quelle configuration la mandibule va adopter.

-          Y a-t-il une différence de comportement entre le début et la fin de la nuit ?
Une étude préliminaire nous a permis de constaer que le système réagissait aussi bien en début qu’en fin de nuit .

 

Les résultats de cette étude établissent la validité de la mesure de l’écart maxillo-mandibulaire comme substitut de la pression osesophagienne. Cependant, la relation entre la pression oesophagienne et l’écart maxillo-mandibulaire n’est pas exploitable directement et de façon absolue en raison de sa variation lors des changements de configurations de stades et de positions.

 

Une étude sur un plus grand nombre de patients devrait être réalisée pour permettre d’établir un comportement prédictif en fonction des changements de configurations. La méthodologie pourrait également être affinée afin d’évaluer la position exacte de la tête au cours du sommeil.